Philippines : le gouvernement repousse les injonctions de l’ONU sur l’avortement

03 Décembre, 2022
Provenance: fsspx.news
Jesus Crispin Remulla, ministre philippin de la justice

Les dirigeants philippins ont rejeté une nouvelle fois, en novembre dernier, la pression exercée par les Nations unies leur demandant de légaliser le meurtre des enfants à naître dans leur pays par l’avortement. Voulant sans doute tester le nouveau gouvernement philippin, l’ONU avait demandé d’appliquer les recommandations de l’instance internationale.

Le Manila Times rapporte que les Philippines ont rejeté d’emblée la recommandation du Conseil des droits de l’homme des Nations unies (CDH) visant à légaliser le mariage homosexuel, ainsi qu’à autoriser l’avortement et le divorce. Cette demande a été formulée par d’autres Etats membres de l’ONU lors de l’examen périodique universel (EPU) au mois de novembre à Genève.

L’EPU est un mécanisme d’examen par les pairs qui permet d’évaluer régulièrement la promotion et la protection des droits de l’homme dans les 193 Etats membres des Nations unies.

Le secrétaire à la justice, Jesus Crispin Remulla, a déclaré que les recommandations en faveur de l’avortement formulées par le Conseil des droits de l’homme des Nations unies la semaine dernière à Genève, étaient « inacceptables ».

Les Philippines, pays majoritairement catholique, protègent les bébés à naître en interdisant les avortements. Mais, comme d’autres pays pro-vie, ses dirigeants continuent de subir d’intenses pressions de la part des puissances mondiales pour légaliser l’avortement sur demande.

Contraire à l’identité nationale

« C’est une question de politique, que nous l’acceptions ou non, et je pense que nous savons qu’en tant que pays, nous ne sommes pas prêts pour cela », a déclaré Remulla lors d’un point de presse le 21 novembre 2022.

« Culturellement, nos valeurs peuvent entrer en conflit avec de nombreuses valeurs qu’ils [les pays occidentaux] veulent nous imposer. Nous ne sommes pas prêts pour cela, culturellement, nous ne sommes pas prêts pour cela. Telle est notre position à l’heure actuelle », a-t-il ajouté.

« En fait, je pense que nous sommes le seul pays, avec le Vatican, qui ne reconnaît toujours pas le divorce », a déclaré M. Remulla.

Le sous-secrétaire à la justice, Raul Vasquez, a déclaré que la délégation philippine avait rejeté d’emblée les recommandations « en raison de l’identité nationale, de nos croyances religieuses, de nos traditions culturelles et de la souveraineté des Philippines, qui doivent être protégées et maintenues à tout moment ».

M. Vasquez, a également critiqué les dirigeants pro-avortement qui s’en prennent à son pays parce que ses lois protègent les bébés dans le sein de leur mère.

« Ce sont les pays habituels qui s’en prennent toujours aux Philippines. Ce sont les pays riches d’Europe qui sont très, très attachés aux droits individuels et qui n’ont aucune notion des droits de la communauté. Mais je pense que nous nous sommes très bien défendus », a déclaré M. Vasquez, selon le Manila Times.

Les dirigeants pro-vie affirment que le président américain Joe Biden a également fait pression sur les pays pro-vie pour qu’ils légalisent l’avortement.

Il convient de rappeler que l’avortement est la première cause de décès dans le monde. Chaque année, entre 42 et 73 millions de bébés à naître sont avortés dans le monde, plaçant le meurtre des innocents largement en tête des décès annuels.