Portugal : l’épiscopat décrète d’injustes restrictions

16 Janvier, 2021
Provenance: fsspx.news
Fonts baptismaux de la cathédrale de Lisbonne

La Conférence des évêques du Portugal (CEP) a ordonné de suspendre la célébration des baptêmes, des confirmations et des mariages, compte tenu de la « situation très grave » causée par l’épidémie de Covid-19. Des directives qui vont au-delà de ce que demandait le gouvernement.

Le décret n° 3-A/2021, signé par le chef de l’Etat portugais le 14 janvier 2021, reconfine le Portugal pour une durée minimale d’un mois : les commerces dits « non essentiels », les salles de sports, les gymnases, etc. voient notamment leurs portes se fermer, mais les églises ont, quant à elles, la possibilité de rester ouvertes au culte.

Les autorités civiles précisent que les célébrations religieuses ne sont pas interdites, sous réserve de respecter le protocole sanitaire préalablement défini au mois de mai dernier, lors du premier confinement.

Il restait à l’épiscopat le soin de fixer les modalités concrètes relatives au culte, de ce nouveau confinement.

Celui-ci a réagi dans la foulée, déclarant « être particulièrement conscient de l’aggravation de la pandémie, exigeant de tous une responsabilité et une solidarité accrues ».

La Conférence des évêques explique alors que, compte tenu des décisions des pouvoirs publics, la messe et le rite des funérailles peuvent toujours avoir lieu, mais que « d’autres célébrations, telles que les baptêmes, les confirmations et les mariages, devront être suspendues et reportées à un moment plus opportun, lorsque la situation sanitaire le permettra ». Des restrictions qui vont au-delà des demandes du gouvernement.

Chose étonnante, alors qu’elle suspend la célébration de sacrements qui sont de la plus haute importance pour le salut de l’âme et la vie chrétienne – et qui peuvent être facilement réalisés avec les précautions sanitaires qui s’imposent – la CEP autorise néanmoins la poursuite des cours de catéchisme : de quoi rester perplexe face à une réelle inversion dans l’ordre des priorités.

« Notre manière de pratiquer la foi nous ouvre au Dieu de miséricorde, et exprime notre engagement solidaire avec tous ceux qui cherchent à soulager la souffrance d’autrui, ouvrant la voie à une espérance nouvelle qui, au-delà des vaccins, donne un sens et prend soin de la vie dans toutes ses dimensions », conclut le communiqué de la CEP.

Une façon lénifiante mais peu convaincante, de tirer un trait sur tout un pan de la vie sacramentelle, pour une période indéfinie. Au risque de créer beaucoup d’incompréhension et de désarroi parmi les fidèles lusitaniens.