Protéger la Sainte Eucharistie au péril de sa vie

29 Mai, 2017
Provenance: fsspx.news

Un jeune séminariste irakien, qui avait risqué sa vie pour protéger la Sainte Eucharistie des profanations des djihadistes de l’Etat islamique, exerce désormais avec courage son ministère sacerdotal dans son village natal. 

Martin Baani était un séminariste âgé de 24 ans lorsqu'il a risqué sa vie pour sauver le Saint Sacrement d’une profanation imminente de la part des terroristes de l'Etat islamique. Désormais, c’est en tant que prêtre qu’il est retourné dans son village natal, prêt à donner l’Eucharistie au troupeau des baptisés qui lui est confié. 

Voici le déroulement des faits qui remontent au 6 août 2014 : Martin Baani avait reçu un appel d'un ami le prévenant qu'un village voisin était tombé aux mains de Daesh et que sa ville natale de Karamlesh était menacée du même sort. 

Baani décide immédiatement de se diriger vers l'église et prend le Saint-Sacrement afin d’empêcher les djihadistes de le profaner, puis il s’enfuit au volant d’une voiture. « J’ai quitté en dernier Karamlesh, avec le Saint-Sacrement entre mes mains », a déclaré le jeune lévite à la fondation Aide à l’Eglise en Détresse (AED). 

Malgré les menaces de Daesh, Baani a choisi de rester en Irak, au lieu de fuir avec sa famille aux Etats-Unis. Il a poursuivi ses études de théologie au séminaire Saint-Pierre d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien. 

En septembre 2016, Baani reçoit l’ordination sacerdotale, avec six autres confrères. Environ 500 personnes avaient alors assisté à la messe d’ordination, célébrée par le patriarche de l'Eglise catholique chaldéenne, Mgr Louis Raphaël Sako. 

Quelques mois avant son ordination, Baani déclarait à l'AED : « Chaque jour, je me rends dans les camps de réfugiés afin d’accompagner les familles. Nous sommes des réfugiés chrétiens. Daesh veut éliminer le christianisme d'Irak, mais j'ai décidé de rester. J'aime Jésus et je ne veux pas que notre histoire disparaisse. » 

Presque un an plus tard, suite à la libération des villages de la plaine de Ninive des mains de l’Etat islamique, l’abbé Martin Banni a confirmé sa décision de rester en Irak afin de « servir (son) peuple et notre Eglise ». « Désormais, je suis heureux de célébrer la Sainte Messe en Irak », a-t-il également déclaré.