Un évêque américain marqué par la célébration de la messe traditionnelle

18 Septembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Mgr Joseph Strickland

Mgr Joseph Strickland est évêque du diocèse de Tyler, situé au Texas, depuis 2012. Il est considéré comme « conservateur ». Ordonné prêtre en 1985, il a célébré la messe tridentine pour la première fois lors de la Fête-Dieu – 11 juin 2020. Il en est resté bouleversé.

Dans un entretien du 16 juillet 2020 au National Catholic Register, Mgr Strickland a raconté comment et pourquoi il a été amené à célébrer le rite traditionnel.

Né en 1958, il n’a pas connu l’ancien rite dans son enfance. Du moins, il n’a pas de souvenir clair à ce sujet. Entré au séminaire en 1977, il n’a connu que le Novus Ordo durant sa formation et ses premières années de sacerdoce. « Ce n’est qu’avec le Summorum Pontificum du pape Benoît XVI que j’ai vraiment commencé à avoir le désir de connaître le latin et la liturgie traditionnelle. »

Les raisons de son intérêt pour le rite traditionnel

Mgr Strickland a été intrigué par l’attachement au rite tridentin de prêtres, de séminaristes, de jeunes familles. Son prédécesseur avait accepté les prescriptions du motu proprio de Benoît XVI. Il ajoute : « Je me suis rendu compte de plus en plus que la messe en latin et l’attrait qu’elle exerce sur les gens, n’était pas quelque chose de négatif et désuet qui devait rester enterré. »

Il s’enquiert alors, à travers divers livres, de cette liturgie dont il ignore tout. Et il avoue que ces lectures, associées à un culte envers la sainte Eucharistie qui l’attire de plus en plus, ont été déterminantes. « Prier devant le Christ dans le Saint-Sacrement m’a attiré vers ce rite. (…) J’ai constaté combien ce rite est centré sur Lui. »

Cette attirance le pousse à faire de l’année 2020 une « Année de l’Eucharistie » pour son diocèse. Il promeut spécialement les processions pour le jour de la Fête-Dieu. Lui-même « voulait faire quelque chose pour honorer Jésus-Christ. Je pensais sans cesse à essayer d’apprendre la messe traditionnelle en latin pour la fête traditionnelle du Corpus Christi. »

Il apprend alors de l’un de ses prêtres la célébration selon le rite tridentin. Il avoue sa difficulté avec le latin, mais il affirme : « Au début, cela demande de la concentration et des efforts, mais il y a tant de grâces en jeu. Cela vaut vraiment la peine d’apprendre. » Et d’ajouter : « Cette liturgie est entièrement consacrée à Lui, à l’adoration de Dieu. Il s’agit du Fils de Dieu descendant du ciel. »

Mgr Strickland poursuit : « Je dois dire que je pouvais à peine prononcer les mots de la consécration. J’ai été tellement ému et si profondément frappé par ces mots. Dieu merci, nous devons seulement les murmurer dans ce rite, parce que je ne suis pas sûr que j’aurais dépassé ce murmure, tellement j’ai été frappé par la profondeur. C’est indescriptible, vraiment indescriptible. »

Il conclut cet entretien sur ces mots : « Après ce que j’ai vécu, en tant qu’évêque, je ne peux m’empêcher d’encourager tout le monde à rencontrer Jésus dans l’émerveillement, dans la beauté de la forme extraordinaire de la Messe. »

Il faut cependant noter que l’évêque de Tyler encourage également ceux qui assistent à la messe traditionnelle à se rendre à la nouvelle messe « pour témoigner de la révérence à la liturgie et à Notre Seigneur dans l’Eucharistie ».

L’on espère qu’un contact plus fréquent avec la messe traditionnelle, et une information plus poussée, lui permettront de comprendre combien le rite nouveau s’éloigne de la véritable liturgie ; et combien sa nocivité interdit de l’absorber.

Son témoignage reste toutefois précieux pour montrer la force de la Tradition, incomparablement véhiculée dans la liturgie de la messe qui fut élaborée durant les premiers siècles de l’Eglise et codifiée par le pape saint Pie V.