Un lobby européen s’attaque aux associations pro-vie

30 Juin, 2021
Provenance: FSSPX Spirituality

Au Parlement européen, un lobby progressiste lié au Planning familial international (IPPF), cherche à discréditer les organisations chrétiennes de défense de la vie au nom d’un prétendu « extrémisme religieux » qui les pousserait « à faire reculer les droits humains en matière de sexualité et de reproduction ».

Le Forum parlementaire européen pour les droits sexuels et reproductifs (EPF) est un lobby bien déterminé à faire reconnaître l’avortement comme un « droit de l’homme » dans le monde.

Sa dernière croisade : discréditer les organisations pro-vie présentes sur le Vieux continent, et qui essaient, tant bien que mal, de faire entendre leur voix à Strasbourg ou à Bruxelles.

Pour remplir cet objectif, l’EPF vient de publier, à la mi-juin 2021, un rapport d’enquête intitulé  Tip of the Iceberg : Religious Extremist Funders against Human Rights for Sexuality and Reproductive Health in Europe 2009 – 2018 (Sommet de l’iceberg : les finances religieuses extrémistes contre les droits humains pour la sexualité et la santé reproductive en Europe 2009-2018).

Le document – signé par Neil Datta, secrétaire de l’organisation – prétend être un exposé exhaustif sur « cinquante-quatre acteurs européens finançant les actions anti-genre, et les principaux canaux par lesquels les extrémistes religieux lèvent des fonds ».

Le rapport, qui manie une sémantique complotiste, brosse le tableau d’une « galaxie transnationale d’extrémistes religieux aux vues similaires, et d’acteurs d’extrême droite ».

Il faut savoir que l’EPF est largement financé par George Soros et la Fondation Bill & Melinda Gates : c’est dire que l’hôpital ne s’est jamais autant moqué de la charité.

Au sein d’un chapitre consacré à l’Eglise catholique, le document dirige ses critiques contre le Saint-Siège, la Commission des conférences épiscopales de l’Union européenne (COMECE), ou encore certaines personnalités comme le cardinal Christoph Schönborn, dont les ouvertures en faveur de la mouvance LGBT n’ont pas dues être jugées suffisantes par les censeurs du Forum parlementaire…

Quelques jours après la diffusion de son rapport, l’EPF a proposé de soumettre au vote des députés européens, un amendement afin de supprimer les organisations pro-vie du « registre de transparence » de l’Union européenne (UE), au prétexte qu’elles « œuvrent pour le déclin des droits des femmes  ».

Ce registre est une base de données répertoriant les organisations qui interviennent de iure dans le cadre du processus législatif, et de la mise en œuvre des politiques des institutions européennes. Il met en évidence les intérêts défendus, par qui, et avec quels budgets.

Si les députés européens décidaient, dans un proche avenir, de supprimer du registre de transparence les organisations pro-vie, cela reviendrait à établir une véritable liste noire à leur endroit : du jamais vu jusqu’à présent.

Le comble est que l’EPF annonce sur son site internet être soutenu financièrement par la Commission. Mais, il n’y a pas de trace de l’organisation dans le registre de transparence financière.

Deux parlementaires ont donc interrogé la Commission le 1er juin dernier pour savoir si la chose était exacte. Et, si ces financements existent, si la Commission considère comme acceptable de financer une organisation dont le but est de faire du lobbying au Parlement ?

Il n’y a pas eu de réponse à ce jour. Malgré tout, les signaux en provenance de Strasbourg sont bien mauvais, comme l’approbation du rapport Matic, qui veut faire de l’avortement un droit universel, et limiter – voire supprimer à terme ? – l’objection de conscience qui protège le personnel de santé.