Un prêtre chinois torturé par le gouvernement

02 Août, 2021
Provenance: FSSPX Spirituality
Le 60e anniversaire de l'ACPC

Le 30 juillet 2021, le jour même où un évêque était consacré dans le cadre de l’accord entre la Chine et le Saint-Siège, un prêtre chinois a été torturé par la police chinoise pour l’obliger à adhérer à la l’Association catholique patriotique de Chine (ACPC), une division du Bureau des affaires religieuses du gouvernement chinois.

FSSPX.Actualités a déjà rapporté la nouvelle de ce sacre du 30 juillet, dont l’évêque consécrateur est une créature du gouvernement, membre éminent de l’ACPC, et président de la Conférence épiscopale de Chine. Ce nom ne doit pas faire illusion, car cette « conférence » est également une émanation du gouvernement chinois.

Une campagne musclée d’adhésion à l’ACPC

Le site AsiaNews rapporte qu’un prêtre du diocèse de Mindong, a été arrêté le mardi 27 juillet pour avoir refusé de rejoindre l’ACPC, qui se prétend l’église officielle chinoise.

Le père Joseph Liu a été détenu par la police. Selon des sources chinoises, il a subi de « terribles violences », et après « 10 heures de torture, six policiers l’ont pris par la main et l’ont forcé à signer ».

Le document que le prêtre a signé sous la contrainte morale et physique, était un document officiel attestant de son appartenance l’ACPC.

« La persécution des religieux catholiques ne s’arrête pas »

Le cardinal Joseph Zen, ancien évêque de Hong Kong au franc-parler, a mis en garde à plusieurs reprises contre les dangers posés par l’accord du Vatican avec la Chine communiste.

Le cardinal a décrit les actions du pape comme « encourageant un schisme. Vous légitimez l’église schismatique en Chine. »

Le cardinal Zen a fait remarquer que signer pour montrer sa soumission à « l’église schismatique » signifie que « vous trompez le monde entier. Vous trompez les fidèles. Signer le document n’est pas signer une déclaration. Lorsque vous signez, vous acceptez d’être membre de cette église sous la direction du parti communiste. C’est terrible, terrible. »

Dans une interview accordée à LifeSiteNews au début de l’année dernière, le cardinal Zen a encore averti que les communistes « n’acceptent jamais de compromis. Ils veulent une reddition totale. Et donc maintenant, nous sommes au fond du trou. Ils ont terminé l’opération en vendant l’Église. »

« Avec un régime totalitaire, il n’y a aucune possibilité de discussion ou de marchandage. Non, non », a prévenu Zen. « Ils veulent juste vous mettre à genoux. »