Une croisade vitale

28 Décembre, 2020
Provenance: fsspx.news

Le 21 novembre 2020, en la fête de la Présentation de Marie, la Fraternité Saint-Pie X a lancé une croisade de prière pour la liberté de la messe et pour les vocations. Dans le monde entier sont récités quotidiennement des rosaires à cette intention vitale. Et ce, jusqu’au Jeudi saint, 1er avril 2021.

Mais qui comprend vraiment l’urgence de cette croisade ? Qui en saisit le mieux la puissance ? Ce ne sont pas ceux que l’on croirait de prime abord.  

En revanche, ceux qui veulent confiner la messe de toujours, pour des raisons sanitaires, parce qu’ils craignent que la beauté de sa liturgie sacrée ne soit épidémique, 

Ceux qui souhaitent interdire la communion sur les lèvres, pour des raisons prophylactiques, parce qu’ils redoutent que le respect dû à la présence réelle ne soit contagieux,  

Ceux qui s’efforcent d’isoler la Tradition, pour des raisons antiseptiques, parce qu’ils savent qu’elle est éminemment transmissible, en particulier auprès des jeunes lassés par le post-modernisme post-décadent,  

Ceux-là saisissent combien est redoutable une croisade de prière, avec pour seule arme le chapelet ! Comme David muni d’une fronde dérisoire, face à Goliath gigantesque et grotesque, pour finir.  

Les timorés objecteront qu’il s’agit d’un combat inégal, d’une guerre asymétrique… prétextes pathétiques que repousseront ceux qui se savent au service de Celle qui est « terrible comme une armée rangée en bataille » (Ct 6, 9). 

La croisade ou la débandade ! Il n’y a pas de « juste milieu », seulement une indigne médiocrité. 

Voilà pourquoi nous récitons tous les jours notre rosaire dont chaque grain est un petit grain de sable capable de bloquer la pire mécanique à broyer les âmes.  

Voilà pourquoi nous égrenons avec ferveur notre chapelet, comme autant de petits cailloux aptes à renverser des géants. 

Voilà pourquoi nous méditons les mystères de ce rosaire dont chaque Ave est un salut – filial et martial – adressé à Celle dont le Cœur immaculé à la fin triomphera !  

Abbé Alain Lorans