Une Française récompensée par un prix Nobel explosif

15 Octobre, 2020
Provenance: fsspx.news

Le prix Nobel de chimie 2020 a été décerné à deux scientifiques, dont une Française, afin de couronner des travaux jugés décisifs en matière de manipulation génétique. La technique mise au point par les deux lauréates suscite de nombreuses interrogations dans le contexte actuel d’une recherche scientifique dérégulée, car privée de toute référence au Créateur.

L’expectation portait plutôt sur le Nobel de médecine, mais, le 7 octobre 2020, c’est dans le domaine de la chimie que la Française Emmanuelle Charpentier et l’Américaine Jennifer Doudna, ont été honorées du prix décerné par l’illustre académie suédoise.

Elles sont récompensées pour avoir mis au point des « ciseaux génétiques », capables de modifier le matériel génétique des cellules animales et humaines possédant un noyau.

Emmanuelle Charpentier s’est fait connaître en 2011, lorsqu’elle a découvert, dans le génome de certaine bactéries, l’existence d’un mécanisme naturel formé d’une protéine associée à un ARN – le terme d’enzyme serait approprié – organisés de façon à lutter contre les infections virales. Le système agit en découpant l’ADN viral pour le désactiver.

A partir de cette observation, la Française – qui s’est associée en 2012 avec Jennifer Doudna, une biochimiste de l’université de Berkeley (Etats-Unis) – met au point une technique de transformation du génome utilisant le système bactérien, appelé Cas9, qui permet « d’inactiver, d’ajouter ou d’enlever des gènes, notamment ceux à l’origine de maladies génétiques simples », explique la chercheuse.

Les dangers potentiels de la nouvelle technique

D’utilisation aisée, la nouvelle technique peut être aisément détournée à des fins inquiétantes : eugénisme ou transhumanisme. Comme l’ajout d’un gène pour apporter une caractéristique désirée par les parents, ou l’extraction d’un autre qui apparaît comme indésirable. La liste est déjà longue dans ce domaine, qui pour le moment, reste plus ou moins clos.

Mais pour combien de temps ? Car la nouvelle loi de bioéthique en France, qui ouvre encore plus grande la possibilité d’expérimentation sur l’embryon, s’appuie sur les nouvelles techniques de transformation génétique, tel le Cas9.

« Certains usages soulèvent des problèmes éthiques », reconnaît d’ailleurs timidement la lauréate française. L’on ne peut certes pas reprocher à l’inventrice toutes les utilisations désordonnées qui découlent et découleront de sa découverte. Mais il reste que le danger est très réel.

C’est ainsi qu’en 2018, le Chinois He Jiankui a prétendu avoir transformé l’ADN d’un embryon humain, afin de l’immuniser contre une éventuelle infection par le VIH, en utilisant la technique des ciseaux génétiques…

Mais tous les généticiens savent que ces manipulations sont très hasardeuses, et que l’on n’est jamais sûr du résultat, ni surtout des conséquences générales pour l’individu. Nombre d’espoirs liés par exemple au clonage, sont maintenant enterrés sous les aberrations génétiques ou les maladies subséquentes que la théorie n’avait pas prévues.

Vouloir jouer au démiurge et se prendre pour le Créateur risque de coûter très cher à l’humanité.