Une Maltaise antiavortement à la présidence du Parlement européen

19 Janvier, 2022
Provenance: fsspx.news
Mme Roberta Metsola

Roberta Metsola, eurodéputée maltaise du Parti populaire européen (PPE), a été élue mardi nouvelle présidente du Parlement européen, un poste qu’elle occupait par intérim depuis une semaine, lorsque son prédécesseur, l’Italien David Sassoli, est décédé.

L’élection de celle qui était présidente par intérim depuis le décès de David Sassoli, qui était le précédent président, n’est pas une surprise. En effet, à l’issue des élections européennes de 2019, gagnées par le PPE, ce dernier avait dû s’unir avec les libéraux (Renew) et les socio-démocrates (S&D) pour former une majorité parlementaire.

Il était convenu qu’un socialiste occuperait le perchoir pendant la première moitié du mandat et qu’un conservateur lui succéderait à partir de janvier 2022. Chose faite avec l’élection de Roberta Matsola par 458 voix pour sur 690.

Une femme antiavortement

Malte est le seul pays d’Europe où l’avortement est encore totalement interdit. Mme Metsola défend cette position. Elle est mère de quatre enfants et aime mettre en scène sa vie de femme moderne, ouvertement hostile à l’avortement, comme nombre de Maltais.

La nouvelle présidente du Parlement européen a participé à des manifestations demandant que son pays, Malte, soit exclu de toute législation pro-avortement dans l’Union européenne. Et en tant que députée européenne, elle a voté contre toutes les résolutions parlementaires en faveur de l’avortement.

Certains s’en sont d’ailleurs offusqué. Ainsi, Manon Aubry : « une antiavortement à la tête du Parlement européen, c’est un symbole terrible quarante-deux ans après Simone Veil et alors que des milliers de Polonaises défilent dans les rues depuis plus d’un an pour défendre le droit à disposer de leur corps ».

Mais les convictions de Mme Metsola ne semblent pas d’une fermeté à toute épreuve. Elle a ainsi assuré qu’elle ferait passer la position du Parlement européen avant ses idées personnelles. Y compris sur le droit à l’IVG, auxquels les eurodéputés sont majoritairement attachés, mais sur lequel ils ne peuvent revendiquer aucune compétence.

Les droits des LGBT

Par ailleurs, la nouvelle présidente du Parlement européen défend des positions progressistes. C’est ainsi qu’elle soutient toutes les thèses du lobby LGTB, y compris le “mariage” homosexuel et l’adoption par des couples de même sexe.

Les membres du Parlement savaient donc parfaitement qu’ils ne prenaient aucun risque en élisant celle qui avait été désignée par la concertation des partis majoritaires.