Une phalange d’évêques dans le combat pour la foi

07 Septembre, 2020
Provenance: fsspx.news
Marie, gardienne de la foi - Eglise Notre-Dame de Bourguillon (Fribourg)

Le 1er septembre 2020, Mgr Carlo Maria Viganò a donné un entretien à Catholic Family news, dans lequel il souligne nettement le rôle de Mgr Marcel Lefebvre dans le combat de la foi, ainsi que celui de l’œuvre qu’il a fondée, la Fraternité Saint-Pie X. Une affirmation nouvelle qui a le mérite d’être claire.

La prise de position de Mgr Viganò est l’occasion de se souvenir des évêques qui ont soutenu le bon combat depuis le concile Vatican II, en s’opposant aux nouveautés destructrices et en enseignant la foi sans compromission.

De 1963 à 1965, les membres du Coetus internationalis patrum sont à saluer en premier. Ce groupe d’évêques conservateurs s’était constitué pour lutter contre les doctrines libérales qui s’infiltraient dans la plupart des documents conciliaires. Le président en était Mgr Lefebvre. Un livre récent présente les documents rédigés par ces hommes de foi durant le Concile.

Après le Concile, Mgr Lefebvre, par ses écrits, ses conférences, la fondation de la Fraternité, occupe une place centrale qu’il n’avait pas cherchée, mais qu’il assuma entièrement.

Mgr Antonio de Castro Mayer (1904-1991), qui était vice-président du Coetus, a continué le combat dans son diocèse de Campos au Brésil. Il publiera avec Mgr Lefebvre un Manifeste épiscopal, pour dénoncer les principales erreurs post-conciliaires. Il sera présent à Ecône comme évêque co-consécrateur lors des consécrations épiscopales de 1988.

On ne peut omettre de mentionner Mgr Salvador Lazo (1918-2000), évêque du diocèse de San Fernando de La Union, aux Philippines. Retiré à l’âge de 75 ans en 1993, il se met à célébrer exclusivement la messe tridentine à partir de 1995, et soutient le travail de la Fraternité Saint-Pie X aux Philippines.

Scandalisé par la réunion interconfessionnelle organisée le 8 mai 1998 par le cardinal Sin, archevêque de Manille, invitant Bouddhistes, Musulmans, Protestants, Taoïstes, ainsi que des cultes indigènes à prier dans la cathédrale de l’Immaculée Conception, il publia le 24 mai 1998 une profession de foi vigoureuse, adressée au pape Jean-Paul II. Il mourut avec ces mots : « J’offre mes souffrances pour la conversion des évêques ».

Depuis plusieurs années, deux autres évêques sont venus se joindre à cette phalange : Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda, et Mgr Viganò. Dans son entretien du 1er septembre, ce dernier a reconnu le combat de Mgr Lefebvre : « Je considère Mgr Lefebvre comme un confesseur de la Foi exemplaire, et je pense qu’il est désormais évident que sa dénonciation du Concile et de l’apostasie moderniste est plus pertinente que jamais. » Il a également souligné de manière appuyée le travail de la société que l’évêque de fer a fondée, la Fraternité Saint-Pie X.

Il faut évidemment se réjouir de voir des évêques s’investir ainsi peu à peu dans le combat pour la foi, et espérer qu’ils seront toujours plus nombreux.