Argentine : l’Eglise paie son engagement pour la protection de la vie
L’évêché de Neuquén a fermement condamné les actes de vandalisme perpétrés le 13 août 2018 contre la cathédrale, par des militants pro-avortement jugeant l’Eglise responsable du récent rejet de la légalisation de l’avortement par le Sénat.
Cagoulés en vert - la couleur des partisans de l’avortement en Argentine - les militants ont attaqué la cathédrale Marie-Auxiliatrice à coups de cocktails molotov et de jets de pierres. Un communiqué de l’évêché dénonce cet acte sacrilège « ayant mis en danger le prêtre officiant et les fidèles ».
« Nous sommes partagés entre la joie de voir que la loi légalisant l’avortement n’a pas été adoptée, et l’inquiétude face aux attaques que subit l’Eglise à travers tout le pays », ajoute le communiqué diocésain.
Depuis le rejet de la loi visant à dépénaliser l’avortement, l’Eglise est en effet en première ligne et paie les conséquences de son engagement pour la protection de la vie.
Outre les actes de vandalisme sacrilège contre les édifices religieux, le phénomène des demandes de « dé-baptême » s’est également accru. Les médias avancent le chiffre de 30.000 demandes d’apostasie.
Plusieurs organisations d’extrême-gauche ont quant à elles profité de cette situation pour relancer le débat sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat, qui n’existe pas à l’heure actuelle en Argentine. Que Notre-Dame de Luján protège et bénisse tous ses enfants fidèles à la foi de leur baptême.
(Source : Religión Digital - FSSPX.Actualités - 25/08/2018)