Australie : La veillée de prière avec Benoît XVI
Benoît XVI est arrivé à 19 h. sur l’hippodrome de Randwick, pour présider la veillée des jeunes.
Dans « un monde divisé et fragmenté », il les a invités à accueillir l’Esprit-Saint, « véhicule de l’unité ». Il a également dénoncé le relativisme et la « folie de la mentalité consumériste ».
« L’unité de la création est fragilisée par de profondes blessures quand les relations sociales sont rompues ou quand l’esprit humain est presque complètement écrasé par l’exploitation et l’abus des personnes. En effet, la société contemporaine passe par un processus de fragmentation dû à une forme de pensée qui est, par sa nature, à court terme parce qu’elle laisse de côté tout ce qui concerne la vérité, la vérité de Dieu et de nous-mêmes. Par sa nature même, le relativisme ne permet pas de voir le cadre dans son entier. Il ignore les principes qui nous rendent capables de vivre et de croire en l’unité, en l’ordre et en l’harmonie ».
« L’unité et la réconciliation ne peuvent pas s’obtenir par nos seuls efforts. Dieu nous a fait les uns pour les autres, et c’est seulement en Dieu et en son Eglise que nous trouvons l’unité que nous cherchons ». « Séparer l’Esprit-Saint du Christ présent dans la structure institutionnelle de l’Eglise compromettrait l’unité de la communauté chrétienne qui est précisément un don de l’Esprit-Saint. (...) Malheureusement, la tentation d’aller tout seul en avant persiste. Certains parlent de leurs communautés locales comme quelque chose qui serait détaché de ce que l’on appelle l’Eglise institutionnelle, en décrivant cette première comme flexible et ouverte à l’Esprit et la seconde comme rigide et privée de l’Esprit ». – NDLR : Il y a là sans doute une critique voilée de certaines communautés nouvelles de la mouvance charismatique.
Le pape a également évoqué la tentation de « chercher une certaine satisfaction en dehors de Dieu ». « Un tel écart offre peut-être l’illusion de la liberté. Mais où cela mène-t-il ? ». « Se détourner » de Dieu « n’est qu’une tentative futile pour échapper à nous-mêmes ». « Affronter la réalité et non la fuir, c’est cela que nous recherchons ! »
Après le discours de Benoît XVI, le Saint-Sacrement a été exposé sur l’immense podium rouge, et le pape s’est recueilli quelques instants devant le grand ostensoir, avant de bénir la foule.