Brèves : Europe - Suisse - Allemagne "Opus Dei"

Vocations en Europe

C’est la Pologne qui détient la palme avec 6810 séminaristes, ce qui représente un quart des séminaristes en Europe. La tendance est évidemment à la baisse, sauf en Pologne.
Et pourtant, malgré une très légère augmentation, le responsable national de la pastorale des vocations en Pologne ne semble pas des plus optimistes: "Bien que notre situation paraisse bonne, nous ne sommes pas complètement optimistes", affirme le Père Marek Dziewiecki; "certains découvrent qu’ils ont choisi une fausse voie, tandis que ceux qui restent ont besoin d’une solide formation destinée à bâtir leur confiance en eux-mêmes et dépasser leurs complexes."
Une formation sacerdotale ayant pour idéal de bâtir la confiance en soi-même et de dépasser ses complexes, est révélatrice de la place que l’on veut donner au prêtre comme “président de l’assemblée” – ou gentil organisateur – et fait comprendre pourquoi les vocations sont en péril.

Suisse : Fribourg. Il était une université catholique

Nous voulons un lieu où "la jeunesse catholique pourra acquérir la science supérieure sans danger pour sa foi. Cette jeunesse est obligée de fréquenter des universités imbues de doctrines hérétiques et livrées à tous les vents des variations de l’esprit humain". Déclaration du gouvernement de l’Etat de Fribourg dans un mémoire envoyé au pape Léon XIII en 1888. C’est ainsi que fut créée l’université catholique de Fribourg, pour remédier au déficit intellectuel des élites catholiques suisses face au libéralisme. Aujourd’hui, elle se glorifie d’avoir dépassé les luttes confessionnelles et de pouvoir ouvrir ses portes à toutes les confessions: "Aujourd’hui, l’Université n’exprime plus beaucoup sa vocation catholique. Celle-ci se manifeste encore, hors de la théologie, chez plusieurs professeurs des autres Facultés, mais il n’est plus exigé depuis longtemps que les professeurs soient catholiques !"
Source : APIC

Le cardinal Lehmann et l’Opus Dei

C’est à Berlin que l’ancien secrétaire du Père Rahner et actuel président de la conférence épiscopale allemande, le cardinal Lehmann, a donné une conférence sur Josemaria Escrivà. Le journal Die deutsche Tagespost nous apprend que Mgr Lehmann est un grand connaisseur d’Escrivà et de son œuvre. Les amitiés récentes sont toujours les plus parlantes.
Le cardinal Lehmann n’a pas caché son estime pour Mgr de Balaguer et le loue en ce qu’il a de plus moderne: "Escrivà part du principe que le chrétien doit avoir une attitude ouverte et sans préjugé vis-à-vis du monde. En cela, il se démarque le plus des ordres religieux classiques. Il nie avec force que seul celui qui, d’une certaine façon, prend ses distances par rapport au monde (monastère, vœux, habits, règle) peut mener une vie toute tournée vers Dieu." En cela, Escrivà n’a rien exigé de nouveau, mais il a agit de façon prophétique, surtout en vue des réformes religieuses du XXème siècle. "C’est le mérite d’Escrivà d’avoir su user des ressources de la Tradition pour créer non seulement une spiritualité pour les laïcs, mais une spiritualité laïque. En ce sens, Escrivà est un précurseur de Vatican II. Beaucoup d’affirmations du concile au sujet de l’appel à la sainteté dans l’Eglise et au témoignage de la foi dans l’Eglise et le monde ont en lui leur origine."