Cacophonie synodale

Le Synode des évêques sur les jeunes vient à peine de s’achever que des voix discordantes s’élèvent déjà. Ainsi Mgr Anthony Fisher, archevêque de Sydney, a confié sa déception le 28 octobre 2018 à Edward Pentin, du National Catholic Register.

Mgr Fisher a activement participé au dernier synode, en tant que membre de la Commission d’information et du Conseil ordinaire du Synode des évêques sur les jeunes. 

Dans son entretien avec Edward Pentin, le prélat australien, après une captatio benevolentiæ soulignant la « volonté des personnes présentes de se rapprocher du Christ », n’a pas caché les faiblesses de cette réunion. 

Entre autres, « une méfiance regrettable par rapport à l’enseignement de l’Eglise », ou encore « la réticence à fournir à tous les traductions des discours », sans parler du fait que les Pères synodaux « se sont presque tous sentis interdits d’un droit de réponse, après avoir effectué leur première intervention ». 

L’archevêque de Sydney conclut en confiant son inquiétude : « dans ce synode, on a exprimé des thèses doctrinales de façon précipitée : ce n’est pas une façon d’exposer la doctrine ». Il serait temps, en effet, de s’inquiéter de doctrine et de la façon de l’exposer, c’est-à-dire de l’enseigner. En somme, les évêques ont besoin de revenir au catéchisme.