Canada : chantage à l’euthanasie

Source: FSSPX Actualités

Un établissement pour personnes âgées risque de perdre son financement public en raison de son refus de mettre à mort des patients qui demandent une « assistance au suicide ». 

 

L’histoire rapportée par Catholic News Agency le 22 janvier 2020 fait froid dans le dos. La Fraser Health Authority, l’autorité publique chargée d'administrer les soins de santé à 1,6 million de personnes dans la province de l'Ouest de la Colombie-Britannique (Canada), exige de l'Irène Thomas Hospice (ITH), un modeste établissement de soins palliatifs d’une capacité de 10 lits, que l’euthanasie soit proposée aux patients au même titre que n’importe quel autre soin. Et cela sous peine de perdre son agrément et son financement. 

L’hospice est exploité par une association à but non lucratif - Delta Hospice Society - qui s'oppose courageusement aux lois canadiennes en vigueur sur le suicide assisté. 

Depuis septembre 2016, quelques mois après la légalisation de l'euthanasie au Canada, Fraser Health impose à tous les établissements publics pour personnes âgées d’être en mesure d’euthanasier leurs patients dès lors qu’ils sont financés par l’Etat à hauteur d’au moins 50%. 

Pour l’instant, les établissements privés catholiques de soins pour personnes âgées ne sont pas concernés, mais pour combien de temps ? 

Léonie Herx dirige l’Association canadienne des médecins en soins palliatifs. Selon elle, des « lobbies puissants » souhaitent étendre l’obligation faite aux professionnels de santé de proposer l’euthanasie aux établissements gérés par l’Eglise : « les institutions confessionnelles pourraient bien être les prochaines cibles », explique-t-elle. 

Au Canada, durant les dix premiers mois de 2018, 2 613 personnes en fin de vie ont été « euthanasiées ». Un chiffre quatre fois plus élevé que le nombre total d’homicides commis à la même époque.