Canada : Dépistage des séminaristes

Les futurs prêtres catholiques de Montréal seront testés pour dépister le sida, annonce Radio Canada. Si le résultat est positif, le candidat devra, surtout s’il est homosexuel, persuader le supérieur du séminaire du sérieux de sa vocation avant d’être accepté.

Selon l’abbé Marcel Demers, recteur du grand séminaire de Montréal, les homosexuels ne seront pas exclus d’emblée de la prêtrise - les admissions se feront "au cas par cas". Toutefois les chances d’être accepté seront minimes.

Réagissant à la controverse suscitée par cette décision, le cardinal Jean-Claude Turcotte, archevêque de Montréal, affirme que la mesure, qui devrait entrer en vigueur cet automne, ne vise pas à éliminer les candidats homosexuels. Il rappelle que le critère de la santé des candidats a toujours été important, vu la durée de la formation sacerdotale et le fait que l’on requiert des candidats un engagement de toute une vie. L’archevêque déplore les intentions discriminatoires qui lui ont été prêtées : "Ce n’est pas l’orientation sexuelle qui compte. Ce n’est pas une chasse aux sorcières. C’est une maladie du monde présent qui hypothèque une vie".

Pour preuve des bonnes dispositions de Son Eminence à l’égard des homosexuels, il faut rappeler qu’à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida, célébrant la messe dans la paroisse de Saint-Pierre-Apôtre, dans le Village, au coeur du quartier gay de Montréal, le cardinal Turcotte avait déclaré : "Arrêtez de penser que le sida est une punition de Dieu… Comme n’importe quelle autre maladie, ce n’est pas une punition et ces personnes-là ont droit au respect de leur dignité". Lors de la bénédiction, l’archevêque avait encore dit aux gays présents: "Ecoutez, je vous assure que vous êtes aimés de Dieu, quoi qu’on vous dise!"

Le nouveau cardinal belge Gustaff Joos, 80 ans, est d’un avis différent qui affirmait ces jours-ci : « De tous ceux qui se disent homosexuels ou lesbiennes, il y en a 5 à 10% au maximum qui le sont effectivement. Tous les autres ne sont simplement que des pervers sexuels. (…) Les vrais homosexuels ne paradent pas dans la rue en habits bariolés. Ce sont des gens qui ont un grave problème. (…) Le sexe doit être vécu dans le mariage indissoluble entre l’homme et la femme. Pas autrement. Point final et amen. Ce n’est pourtant pas dur à comprendre, non ?"