Canada : la déchristianisation tranquille avance inexorablement

Source: FSSPX Actualités

Eglise Saint-Pierre de Shawinigan, désaffectée depuis 2019

Ce que l’on a appelé au Québec, dans les années 60, la « Révolution tranquille » se transforme année après année en une « déchristianisation tranquille » ou « apostasie silencieuse » de tout le Canada.

Le site Riposte catholique du 27 avril 2021 rappelle ce lent et inexorable déclin dans le Nord de l’Ontario : « Le 16 juillet 2017, Radio-Canada recensait une quinzaine d’églises fermées et vendues depuis 2004, où le diocèse de Timmins en avait fermé cinq. En 2010, le diocèse de Sault-Sainte-Marie en ferme cinq autres, dont trois de langue anglaise à Sault-Sainte-Marie même sont vendues.

« La même année, les églises francophones de la Résurrection et du Sacré-Cœur, à Sturgeon Falls (démolie en 2015) et North Bay, cessent leur activité, tandis que le diocèse de Hearst vend l’église et le presbytère de Sainte-Rita (Val-Rita). En 2011 le même diocèse ferme l’église Saint-Stanislas à Harty.

« En 2016 enfin c’est l’église Saint-Mathieu de Wahnapitae, bilingue français-anglais, qui cesse son activité. De plus, l’orphelinat d’Youville à Sudbury a été fermé et détruit en 2005.

« Ces fermetures ont continué depuis et se sont accélérées à travers tout le Canada avec la crise du coronavirus et les fortes restrictions mises en place dans les régions – ainsi, au Québec, la jauge a été maintenue des mois durant à cinquante fidèles, et est tombée depuis le 6 avril à 25…

« Au Québec, le nombre de fidèles, qui déclinait de 3 à 4% par an, s’est réduit de 10% dans l’année qui précédait la Covid-19 et d’un cinquième dans l’année de la pandémie – nombre de fidèles qui regardaient les messes chez eux ne sont pas retournés dans les églises – compliquant la situation financière des paroisses largement obligées de se séparer de leurs églises. »

La devise du Québec semble actuellement rejetée par cette amnésie catholique. L’historien Thomas Chapais déclarait en 1895 : « Cette devise n’a que trois mots : “Je me souviens” ; mais ces trois mots, dans leur simple laconisme, valent le plus éloquent discours. Oui, nous nous souvenons.

« Nous nous souvenons du passé et de ses leçons, du passé et de ses malheurs, du passé et de ses gloires. » Puisse la Belle Province se rendre compte que sans ce souvenir elle n’a pas d’avenir, car il est impossible de savoir où l’on va quand on ignore d’où l’on vient !