Catholiques et Luthériens ensemble pour les 500 ans de la Réforme luthérienne !
D’après le cardinal Kurt Koch (à gauche sur la photo, aux côtés du pasteur Olav Fykse Tveit), président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens, interrogé par la télévision allemande Deutsche Welle à l’occasion de Noël et cité par le quotidien La Croix dans son édition du 5 janvier dernier, le Saint-Siège et la Fédération Luthérienne Mondiale (FLM) ont créé une commission commune en vue du 500e anniversaire de la Réforme, qui sera célébré en 2017.
L’objectif, selon le cardinal Koch, est d’aboutir à la « guérison de la mémoire » (sic) entre les deux religions. « Un document commun sera publié dans lequel nous tenterons d’exprimer les regards que nous pouvons porter en commun sur la Réforme, tant positifs que négatifs », a ajouté le prélat, précisant que « Martin Luther n´(avait) pas voulu fonder une nouvelle Eglise ». Selon lui, il s´agissait plutôt, d´un « renouveau de l´Eglise » et non pas d´une « rupture complète » (sic).
Pour le cardinal Koch, le discours de Benoît XVI — lors de sa rencontre avec les Evangéliques d´Allemagne (EKD) le 23 septembre dernier à Erfurt —, a été très prometteur et « a indiqué une voie pour l´avenir. (...) Le pape a peut-être même donné des réponses à des questions qui n´étaient pas initialement posées, mais qui sont cependant essentielles ». Le prélat a insisté sur le fait qu´il voyait lui-même « avec grande confiance » l´avenir de l´œcuménisme en Allemagne. Au Vatican aussi, « nombreux sont ceux qui ont pris connaissance de la manière positive dont le pape a parlé de Luther à Erfurt et comment il considère positivement les racines de l´œcuménisme ».
Le président du Conseil pontifical pour la Promotion de l’Unité des Chrétiens a reconnu que les Catholiques et les Protestants n´avaient toujours pas « une compréhension commune de l´Eucharistie et de la Cène et que, pour cette raison, la célébration commune de ce sacrement n´était pas encore possible ». Mais cette impossibilité peut aussi être une « grande stimulation pour poursuivre le dialogue en vue de la communauté ecclésiale », a-t-il déclaré sans sourciller.
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(Sources : apic/kna/La Croix – DICI n°248 du 13/01/12)