Confessions sacrilèges et vol d’hosties dans la Ville Sainte

 

L’Osservatore Romano condamne, dans son édition du 27 janvier, l’enquête sacrilège menée par l’hebdomadaire italien L’Espresso. Des prêtres ont été interrogés dans le secret du confessionnal par un faux pénitent-journaliste. Le quotidien du Saint-Siège qualifie cette enquête « d’opération dégoûtante, indigne, irrespectueuse ». C’est « une offense envers le sentiment religieux de millions de personnes ».

 Le journaliste de L’Espresso, Riccardo Bocca, s’est ainsi faussement confessé du 7 au 21 janvier 2007 dans 24 églises d’Italie, à Turin, Milan, Naples, Palerme et à Rome en particulier dans les basiliques Saint-Jean de Latran et Sainte-Marie Majeure. S’inventant à chaque fois une vie, il a enregistré et retranscrit les réponses des confesseurs.

 Pour L’Osservatore Romano, cet article est « une outrageuse enquête », la recherche d’un « scoop ignoble », « un épisode d’une gravité jamais vue, qui dépasse les limites imposées par la déontologie professionnelle ». En effet, L’Espresso a ainsi « offensé ceux qui croient au sacrement de pénitence qui n’est pas une discussion comme une autre ». Dans ce sens, l’enquête est un « acte sacrilège », « une profanation » du ministère des prêtres « que celui qui ne croit pas ne peut pas comprendre ». Néanmoins il est appelé à le respecter, déclare le journal du Vatican.

 Le 30 janvier, le diocèse de Rome a reconnu avoir subi un « vol sacrilège » d’hosties consacrées en l’église Santa Maria del Soccorso. Un communiqué exprime une « profonde déploration de ces actes sacrilèges perpétrés contre les saintes espèces eucharistiques conservées à l’intérieur du lieu de culte ».

L’évêque auxiliaire du secteur Nord du diocèse de Rome, Mgr Enzo Dieci, a célébré une messe de réparation « en signe de vénération de toute la paroisse pour la présence du Christ Jésus dans l’Eucharistie ».

Une note de la communauté paroissiale de Santa Maria del Soccorso rappelle que « l’église est un lieu de culte à préserver et à défendre surtout lorsqu’elle en vient à être considérée, sans aucun respect, comme un ‘supermarché’ où l’on peut s’emparer de tout, et en particulier des hosties consacrées ».

« L’effraction commise, dit encore cette note, témoigne d’une augmentation inquiétante de cas de vols d’hosties consacrées, et de la nécessité de protéger et de conserver avec plus d’attention les lieux de culte comme les églises, qui sont désormais visées pour fournir des sectes et des groupes liés au monde du satanisme ».