Déclaration de Mgr Lefebvre et de Mgr de Castro Mayer, 2 décembre 1986

Source: FSSPX Actualités

Après la réunion d’Assise, Mgr Marcel Lefebvre et Mgr Antonio de Castro Mayer, évêque émérite de Campos (Brésil), publiaient à Buenos-Aires, le 2 décembre 1986, une déclaration commune où l’on pouvait lire :

 « Rome nous a fait demander si nous avions l’intention de proclamer notre rupture avec le Vatican à l’occasion du Congrès d’Assise. La question nous semblerait plutôt devoir être la suivante : Croyez-vous et avez-vous l’intention de proclamer que le Congrès d’Assise consomme la rupture des Autorités romaines avec l’Eglise Catholique ?

Car c’est bien cela qui préoccupe ceux qui demeurent encore catholiques.

Il est bien évident en effet que depuis le Concile Vatican II, le Pape et les Episcopats s’éloignent toujours plus nettement de leurs prédécesseurs.

Tout ce qui a été mis en œuvre pour défendre la foi par l’Eglise dans les siècles passés, et tout ce qui a été accompli pour la diffuser par les missionnaires, jusqu’au martyre inclusivement, est désormais considéré comme une faute dont l’Eglise devrait s’accuser et se faire pardonner. (…)

« Le comble de cette rupture avec le magistère antérieur de l’Eglise s’est accompli à Assise, après la visite à la Synagogue (de Rome par Jean-Paul II, le 13 avril 1986 – NDLR). Le péché public contre l’unicité de Dieu, contre le Verbe Incarné et Son Eglise fait frémir d’horreur : Jean-Paul II encourageant les fausses religions à prier leurs faux dieux : scandale sans mesure et sans précédent.

Nous pourrions reprendre ici notre Déclaration du 21 novembre 1974, qui demeure plus actuelle que jamais. Pour nous, demeurant indéfectiblement attachés à l’Eglise Catholique et Romaine de toujours, nous sommes obligés de constater que cette Religion moderniste et libérale de la Rome moderne et conciliaire s’éloigne toujours davantage de nous, qui professons la foi catholique des onze Papes qui ont condamné cette fausse religion.

La rupture ne vient donc pas de nous, mais de Paul VI et Jean-Paul Il, qui rompent avec leurs prédécesseurs.

Ce reniement de tout le passé de l’Eglise par ces deux Papes et les Evêques qui les imitent est une impiété inconcevable et une humiliation insoutenable pour ceux qui demeurent catholiques dans la fidélité à vingt siècles de profession de la même foi.

Nous considérons donc comme nul tout ce qui a été inspiré par cet esprit de reniement : toutes les Réformes post-conciliaires, et tous les actes de Rome qui sont accomplis dans cette impiété. Nous comptons avec la grâce de Dieu et le suffrage de la Vierge fidèle, de tous les martyrs, de tous les Papes jusqu’au Concile, de tous les Saints et Saintes fondateurs et fondatrices des Ordres contemplatifs et missionnaires, pour nous venir en aide dans le renouveau de l’Eglise par la fidélité intégrale à la Tradition. »

Lire également 

Assise I (27 octobre 1986) :

Lettre de Mgr Lefebvre à huit cardinaux (27 août 1986)

Assise II (24 janvier 2002) :

Communiqué de Mgr Fellay au sujet de la réunion d’Assise du 24 janvier 2002

L’étude de La Fraternité Saint-Pie X De l’œcuménisme à l’apostasie silencieuse (janvier 2004)

Entretien avec Mgr Bernard Fellay paru dans DICI du 2 février 2004

Vers Assise III (27 octobre 2011) :

Conférence de Mgr Fellay au Congrès du Courrier de Rome, à Paris, le 9 janvier 2011 (Extraits)

Déclaration de l’abbé Stephan Frey, directeur du séminaire de la Fraternité Saint-Pie X, en Allemagne

Ainsi que notre dossier du DICI n°228 :

Nous ne prierons pas ensemble à Assise

Benoît XVI se rendra à Assise en octobre 2011

Des intellectuels catholiques italiens demandent à Benoît XVI de « fuir l’esprit d’Assise »