Découverte d’inscriptions sur des manuscrits de la mer Morte
De nouvelles recherches menées sur les manuscrits de la mer Morte ont permis de découvrir que quatre fragments conservés à la bibliothèque de l'Université de Manchester (Royaume-Uni), considérés comme vierges jusqu’ici, contiennent en définitive du texte.
Les manuscrits de la mer Morte demeurent une mine inépuisable pour les archéologues en quête de découverte. Ce trésor, composé d’environ un millier de parchemins écrits, dont les plus anciens datent de deux siècles avant Jésus-Christ, a été retrouvé en 1947 dans des jarres en terre cuite, cachées dans 11 grottes sur les bords de la mer Morte, dans un état de conservation souvent remarquable.
A la mi-mai 2020, la faculté de théologie de Lugano a révélé les résultats d’une batterie de tests physico-chimiques auxquels plusieurs fragments de parchemin conservés au Royaume-Uni ont été récemment soumis. Au moins quatre de ces fragments, qui appartiennent à la collection Reed conservée à la bibliothèque John Rylands de Manchester, ont révélé des inscriptions qu’il s’agit désormais de décrypter.
Les résultats seront publiés dans le rapport final sur les grottes de la mer Morte, édité à terme par le « Qumran Caves Publication Project ». Ce projet colossal, qui permettra de recenser et d’exploiter la totalité des 960 manuscrits répartis en plusieurs milliers de fragments, a déjà permis de récolter des informations inédites sur le judaïsme en Palestine et sur la diffusion du christianisme naissant.
Il ne faut toutefois pas attendre de révélations fracassantes ou iconoclastes, comme certains journalistes ou même savants en mal de publicité l’ont plusieurs fois déclaré. En revanche, la connaissance du judaïsme palestinien et, indirectement, des débuts du christianisme, a pu progresser par cet apport. Sans compter les manuscrits du nouveau testament découverts dans la grotte n° 7.
(Sources : Université de Manchester/cath.ch - FSSPX.Actualités - 26/05/2020)