Dimanche 20 juillet, la messe de clôture
La messe de clôture qui a réuni plus de 300.000 fidèles, a été ponctuée de chants au ton très divers. Juste avant la lecture de l’Evangile, une dizaine de jeunes aborigènes, revêtus de pagnes et brandissant des lances, ont apporté l’Evangile en dansant sur une musique traditionnelle particulièrement entraînante.
Le pape a invité la « nouvelle génération de chrétiens » à renouveler des « sociétés » où, « parallèlement à la prospérité nationale, un désert spirituel se répand ». « Nous devons permettre à l’amour de Dieu, a-t-il poursuivi, de pénétrer à travers l’épaisseur de notre indifférence, de notre aridité spirituelle, de notre conformisme aveuglé par l’esprit de notre époque. Alors seulement nous pourrons lui permettre d’enflammer notre imagination et de façonner nos désirs les plus profonds. C’est pour cela que la prière est si importante : la prière quotidienne intime dans la tranquillité de nos cœurs et devant le Saint-Sacrement, et la prière liturgique dans le cœur de l’Eglise ».
Le Saint-Père s’est adressé aux jeunes présents en leur demandant : « Que laisserez-vous à la prochaine génération ? Etes-vous en train de construire votre vie sur des bases solides ? Est-ce que vous vivez votre vie en laissant de l’espace à l’Esprit dans un monde qui demande d’oublier Dieu, ou même de le rejeter au nom d’une fausse idée de la liberté ? Comment utilisez-vous les dons qu’il vous a donnés, la force que l’Esprit-Saint s’apprête à diffuser sur vous aujourd’hui ? Fortifiée par l’Esprit et enrichie de la foi, la nouvelle génération de chrétiens est appelée à participer à la construction d’un monde dans lequel la vie sera accueillie, respectée et soignée avec attention, et non repoussée et crainte comme une menace et donc détruite. Une époque nouvelle dans laquelle l’amour ne sera pas avide ou égoïste mais, au contraire, fidèle et sincèrement libre, ouvert aux autres, respectueux de leur dignité, un amour qui encourage leur bien et irradie de joie et de beauté. Une ère nouvelle dans laquelle l’espérance nous libère de la superficialité, de l’apathie et de l’égoïsme qui abîment nos âmes et empoisonnent les relations humaines. Chers jeunes amis, a-t-il ajouté, le Seigneur vous demande d’être des prophètes de cette nouvelle époque, des messagers de son amour, capables d’attirer les gens vers le Père et de construire un avenir d’espérance pour toute l’humanité ».
Puis Benoît XVI a souligné que « le monde a besoin de ce renouvellement. Dans de nombreuses sociétés, parallèlement à la prospérité matérielle, s’étend un désert spirituel : un vide intérieur, une peur indéfinissable, un sentiment caché de désespoir. Combien de nos contemporains, a-t-il demandé, ont construit des citernes percées et vides à la recherche désespérée d’un sens, ce sens ultime que seul l’amour peut donner ? (...) L’Eglise aussi a besoin de ce renouvellement ! Elle a besoin de votre foi, de votre idéalisme et de votre générosité pour pouvoir être toujours jeune dans l’Esprit ».