Ecclesia Dei. Semper idem

Autriche. Une messe traditionnelle – supposant l’indult de 1984 – sera dorénavant célébrée régulièrement à Graz.

Les circonstances entourant cette nouvelle disposition montrent la grande libéralité des évêques. Citons les paroles de Mgr Kapellari, évêque de Graz:  “Comme déjà annoncé au Conseil presbytéral, je donne l’autorisation de célébrer la messe dans le rite pré-conciliaire (sic), uniquement le samedi ou un autre jour de la semaine, mais pas le dimanche. Le lieu de célébration sera l’ancienne chapelle de l’hôpital, en aucun cas une église paroissiale ou conventuelle. Il ne s’agit là nullement d’un changement d’orientation dans le sens d’un retour au rite pré-conciliaire, mais plutôt d’une exception, d’ailleurs recommandée par Rome aux évêques, en cas de besoin. Il ne faut pas diviser les communautés par cette disposition particulière. Seuls des prêtres diocésains qui, de façon générale, célèbrent dans le rite commun (NDLR : la nouvelle messe) pourront assurer les célébrations en cette chapelle. Il ne s’agit donc pas d’une nouvelle règle spectaculaire. En tant que responsable des questions liturgiques dans la conférence épiscopale, je tenais à donner ces précisions."

Pas de messe le dimanche, messe en semaine, confessions (s’il y en a), catéchisme (il n’y en aura pas) auprès de prêtres disant la nouvelle messe, autant d’éléments qui ne pourront que décourager les amateurs. Après cela, il sera facile de dire que, la nouvelle disposition n’ayant pas attiré grand monde, elle ne s’avère pas nécessaire. C’est la manière épiscopale de comprendre le texte: "On devra partout respecter les dispositions intérieures de tous ceux qui se sentent liés à la tradition liturgique latine, et cela par une application large et généreuse des directives données en leur temps par le Siège apostolique pour l’usage du missel romain selon l’édition typique de 1962." (Ecclesia Dei adflicta)

Les aventures d’Ecclesia Dei sont autant de preuves de la justesse de la décision de Mgr Lefebvre.

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Italie. Dans un communiqué du 6 juillet 2002, Una Voce-Italia se plaint de l’obstination de l’évêque de Vérone à refuser la messe tridentine aux fidèles qui en ont fait la demande.

La messe leur a été accordée dans le passé afin de s’assurer que ces fidèles n’ont rien contre la nouvelle messe, Mgr Carraro leur a refusé depuis 2001 la messe tridentine aux fêtes de Noël, Pâques et Pentecôte.