France : Le cardinal Hummes lance un appel pour les vocations aux familles de France
Les 3 et 4 août, plusieurs milliers de prêtres et de laïcs se sont réunis à Ars pour célébrer le 150e anniversaire de la mort du saint curé, en cette Année sacerdotale placée sous son patronage. Alors que d´ordinaire, la fête du "patron de tous les curés de l´univers" attire environ 3.000 pèlerins à Ars, cette année, ils étaient le double.
Le lundi 3 août, le Père Jean-Philippe Nault, recteur du sanctuaire, a donné une conférence sur le curé d’Ars, et Mgr Guy Bagnard, évêque du diocèse de Belley-Ars, est intervenu sur l´Année sacerdotale. En fin d´après-midi, une messe était célébrée pour les vocations sacerdotales, suivie par une veillée de prière dans la basilique.
Le mardi 4 août, la messe solennelle a été célébrée à l´église Notre-Dame de la Miséricorde par le cardinal Claudio Hummes, préfet de la Congrégation pour le clergé et légat pontifical. Le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, et Mgr Guy Bagnard, y assistaient, accompagnés de 20 évêques et 400 prêtres, venus de France mais également d’Italie, d’Espagne, d’Allemagne, de Belgique et de Pologne.
Au cours de son homélie, le cardinal Hummes, a lancé un appel pour les vocations aux familles de France. S’adressant en particulier aux "familles profondément chrétiennes", d’où proviennent de nombreux séminaristes - selon les statistiques actuelles -, le prélat romain les a encouragées à ne pas avoir peur que le Seigneur choisisse un de leurs enfants pour en faire un prêtre. "Osez aussi demander au Seigneur la grâce d’une vocation sacerdotale dans votre famille", a-t-il insisté. Sur Radio Vatican, le cardinal Hummes a annoncé son intention de se rendre dans d’autres sanctuaires français pour prier pour les prêtres du monde, à Lisieux, à Paris et à Lourdes.
A la mi-août, paraissaient dans le quotidien Le Monde les chiffres inquiétants du recul spectaculaire de la pratique religieuse en France : 27 % en 1952 pour 4,5 % en 2009. Cette baisse s´explique par la progression des personnes qui se disent sans religion. Si ces dernières représentaient 21 % de la population en 1987, elles sont 28 % en 2009. A l´inverse, le nombre de protestants, durant cette même période, est passé de 1 % à 3 %, et celui des autres religions, dont les musulmans, de 3 % à 5 %. Ce déclin numérique s’accompagne d’un vieillissement évident : on compte 23 % de catholiques parmi les moins de 35 ans (qui représentent 30 % de la population française), mais 50 % chez les plus de 50 ans (représentant 42 % de la population française). Cet écart est encore plus net en ce qui concerne les catholiques pratiquants : 16 % des moins de 35 ans contre 65 % des plus de 50 ans. (Sources : Apic/Imedia/Le Monde)