France : le coronavirus affectera-t-il les ressources paroissiales ?

Les paroisses françaises sont dépendantes des dons des fidèles. Depuis le confinement obligatoire, une baisse importante des revenus des paroisses et des diocèses, à cause de la suspension des messes et donc des quêtes, est à craindre, signale La Croix du 30 mars 2020. 

Le quotidien catholique cite la région parisienne en exemple : en 2018, les quêtes avaient rapporté 13,8% du budget de l’Eglise à Paris, les cierges 10,2%, les dons et troncs 8,8%. Or ces ressources sont directement liées à la présence physique des fidèles à l’église. En revanche, le denier de l’Eglise, qui représente 34,2% des revenus des paroisses, ne devrait pas diminuer, estiment les responsables ecclésiaux, étant indépendant d’une présence effective.  

Cependant, le montant total des dons en 2018 avait diminué de 2,4% par rapport à l’année 2017, précisait La Croix du 5 décembre 2019. Et pour tenter d’enrayer la baisse du denier de l’Eglise, les évêques de France avaient, pour la troisième année consécutive, lancé une campagne nationale d’appel aux dons entre Noël et le jour de l’an, diffusée sur internet, à la radio et dans des médias catholiques. 

L’environnement fiscal et économique est, semble-t-il, plus défavorable que par le passé pour les dons. En outre, la crainte de voir leur contribution versée au fonds destiné aux victimes d’abus sexuels pourrait retenir la générosité des fidèles, depuis que la Conférence des évêques de France (CEF) – lors de son Assemblée plénière à Lourdes, en novembre dernier – a envisagé de « proposer un geste financier aux personnes victimes ».