France : une décision d'arrêt des traitements contestée

Source: FSSPX Actualités

Le 5 janvier 2018, le Conseil d’Etat a confirmé l’arrêt des traitements d’une adolescente de 14 ans, plongée dans un état semi-végétatif. Les parents, opposés à cette décision, ont décidé de déposer un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH).

En juin 2017, Inès, atteinte d’une maladie auto-immune a fait un arrêt cardio-respiratoire ; réanimée, son « pronostic neurologique » s’est avéré « catastrophique », selon les médecins. Le CHU de Nancy avait alors décidé collégialement l’arrêt des traitements contre l’avis de la famille qui a, dans un premier temps, contesté cette décision devant le tribunal administratif.

Ce dernier ayant confirmé la position de l’équipe médicale, la famille d’Inès a saisi le Conseil d’Etat qui a retenu que l’adolescente se trouvait dans un « état végétatif persistant », « incapable de communiquer avec son entourage », et souffrant de lésions « au caractère irréversible certain ».

Les parents d’Inès contestent cet avis ; ils ont donc annoncé le dépôt d’un recours devant la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH). À l’audience, le 28 décembre, sa mère avait expliqué que, selon ses convictions religieuses, donner son accord à la décision des médecins serait « un crime ». En effet, l'arrêt des traitements dont il s'agit consiste à cesser de nourrir et d'hydrater cette enfant, et donc à la tuer.