Grande-Bretagne: Les anglicans toujours contre la primauté du pape

 

Lors de son prochain Synode général qui débutera le 9 février, l’Eglise d’Angleterre (anglicane) devrait débattre de la primauté universelle du pape et de l’infaillibilité pontificale dans certaines questions de foi. Selon le quotidien britannique The Daily Telegraph , cette proposition de débat, émanant d’une commission mixte anglicane-catholique, n’a pas grande chance d’être acceptée.

Dans le but de promouvoir l’unité des chrétiens, des représentants de diverses Eglises protestantes ont laissé entendre qu’ils seraient prêts, dans certaines circonstances, à accepter comme porte-parole le chef de l’Eglise catholique romaine. Dans cette hypothèse, les Anglicans accepteraient la primauté de l’évêque de Rome à condition que le pape restitue une bonne partie de son pouvoir aux évêques et aux Eglises locales.

Sur ce point, le Révérend David Phillips, membre du Synode anglican et secrétaire général de la Church Society, a le mérite de tenir un discours clair et net : "Nous rejetons la primauté universelle même si la papauté est réformée", en soulignant qu’il ne veut en aucune façon être lié à l’Eglise catholique romaine.

Selon le Telegraph, les observateurs considèrent comme encore plus difficile une éventuelle confirmation de l’infaillibilité papale dans les questions de foi et de mœurs. La grande majorité des évêques anglicans, y compris le primat Rowan Williams, archevêque de Canterbury, (reçu dernièrement par Jean-Paul II de façon très fraternelle) y sont fondamentalement opposés.

A l’origine de ce débat, un rapport datant de 1999 et intitulé Le don de l’autorité. Il a été rédigé par la Commission internationale de dialogue théologique anglicane-catholique (ARCIC), qui étudie depuis de nombreuses années les possibilités d’une plus grande unité entre les deux Eglises.