Israël et Liban : la situation des chrétiens est très préoccupante
Catholiques de Palestine
Mgr Antonio Franco, nonce apostolique en Israël et à Chypre et délégué apostolique à Jérusalem et en Palestine, s’est exprimé à huis clos au Vatican, du 22 au 24 janvier, devant la Réunion des Oeuvres d’Assistance aux Eglises Orientales (ROACO) au sujet de l’accord juridique et financier entre le Saint-Siège et Israël sur le statut des biens de l’Eglise en Terre Sainte.
Mgr Antonio Franco a déclaré : « Les médias ont souvent parlé, selon des sources israéliennes, de la volonté de conclure l’accord au plus vite mais il semble en réalité que cet objectif soit encore bien lointain ». Cet accord, a-t-il expliqué, est d’« une importance vitale » pour l’Eglise en Israël car la récente institution d’une taxe municipale sur les biens immobiliers pourrait contraindre les institutions catholiques « à se sacrifier et, peut-être, à fermer ». La réunion de travail au Vatican, du 13 décembre 2006, avec Ehud Olmert, Premier ministre israélien, s’était terminée « sans progrès substantiel », a t-il précisé.
Le nonce a rappelé la « guerre au Liban et à Gaza avec ses graves conséquences sur la vie de l’Eglise ». Ainsi la dramatique diminution des pèlerinages « atteint de manière directe ceux qui en vivent, surtout les chrétiens », avec « l’augmentation de l’insécurité et de la peur ». « Même les plus optimistes ne réussissent pas à voir un rayon d’espérance et de progrès sur la voie de la solution des problèmes de fond qui bloquent le chemin de la paix dans la région », a déclaré le nonce.
Mgr Antonio Maria Vegliò, secrétaire de la Congrégation pour les Eglises Orientales au Vatican, a précisé au micro de Radio Vatican que le Liban « est pour nous source de grande préoccupation, tout comme la Terre Sainte, touchée par le phénomène de l’émigration. Dans ces pays, les catholiques, les chrétiens, ne voient pas d’avenir pour eux. C’est donc une hémorragie continue, et la présence chrétienne ne cesse de diminuer ».