La basilique Saint-Pierre a 500 ans
En 319, l’empereur Constantin fit construire une basilique, achevée vers 349, sur le lieu du martyre de saint Pierre. L’édifice menaçant de s’effondrer, le pape Jules II (1503-1513) fit raser la basilique constantinienne et demanda à Donato Bramante d’élaborer un projet. La première pierre de l’actuelle basilique fut posée le 18 avril 1506. Jules II créa au même moment la Fabrique de Saint-Pierre en charge de l’entretien et de la rénovation de l’édifice. L’ensemble de la Basilique et de la place Saint-Pierre fut achevé en 1666 sous la direction du Bernin.
De nombreuses manifestations organisées par la Fabrique de Saint-Pierre sont prévues en l’honneur du cinquième centenaire de la basilique Saint-Pierre. Un oratorio intitulé Petros Eni, composé spécialement à cette occasion, sera donné le 2 juillet. Le Requiem de Mozart sera joué dans la basilique le 19 novembre. Le Gouvernorat de la Cité du Vatican émettra deux séries de timbres portant l’inscription "Templum divi Petri in Vaticano 1506-2006". La Fabrique de Saint-Pierre éditera deux médailles commémoratives. Une conférence sur “Saint Pierre dans les Ecritures Saintes, dans la dévotion et dans l’iconographie“ se tiendra le 19 janvier 2007 dans la salle du Synode, et fera part des dernières fouilles entreprises dans la nécropole romaine autour de l’autel de la Confession de saint Pierre.
Enfin l’exposition Petros Eni (« Pierre est ici », en grec) sera inaugurée le 3 octobre 2006 dans le "Bras de Charlemagne" au Vatican, et restera ouverte jusqu’au 8 mars 2007. L’exposition présentera 70 œuvres : objets de l’époque paléochrétienne découverts durant les dix dernières années de fouilles, manuscrits et dessins des artistes italiens qui ont contribué à la construction de l’édifice. Parmi ces pièces figureront le fragment d’enduit rouge du IVe siècle provenant de la nécropole de la basilique sur lequel est gravée l’inscription "Petros Eni" ; un sarcophage datant de 170, avant la construction de la première basilique constantinienne ; la maquette de la coupole dessinée par Michel-Ange en 1558. C’est autour de cette maquette que l’exposition a été conçue, a expliqué Antonio Paolucci, président du comité scientifique et commissaire de l’exposition.