La dernière audience générale de 2011 consacrée à la Sainte Famille
Au cours de l´audience générale du 28 décembre 2011, Benoît XVI a consacré sa catéchèse hebdomadaire au thème de la Sainte Famille à Nazareth. Le pape a rappelé l´importance de la prière en famille, à l´image de la famille que composaient Jésus, Marie et Joseph, « icône de l´Eglise domestique ».
« La famille est la première école de prière, où les enfants, dès leur plus jeune âge, apprennent à percevoir le sens de Dieu, grâce à l´enseignement et à l´exemple des parents ». Le Saint-Père a invité les familles à être « le lieu de la redécouverte de la beauté de la prière en commun ». C´est précisément à travers la prière que l´on devient « capable de s´approcher de Dieu de manière intime et profonde », a-t-il affirmé.
La prière du Rosaire tire son modèle précisément de Marie, car elle consiste à contempler les mystères du Christ en union spirituelle avec la Mère du Seigneur. La capacité de Marie de vivre du regard de Dieu est, pour ainsi dire, « contagieuse ».
Le pape a également mis l´accent sur l´un des principaux enseignements de la famille de Nazareth – le silence – et souligné l´importance d´une discipline spirituelle qui peut être comprise « à l´école de la Sainte Famille ». A « nous qui sommes assaillis par tant de clameurs, de tracas et de cris dans notre vie moderne bruyante », a déclaré Benoît XVI, le silence de la Sainte Famille peut enseigner « le recueillement, l´intériorité, la disposition à écouter les bonnes inspirations et les paroles des vrais maîtres ».
Deux jours après, le 30 décembre, le cardinal Ennio Antonelli, président du Conseil pontifical pour la famille, accordait un entretien à L´Osservatore Romano, sur le bilan de la 20e assemblée plénière du Conseil qui s´est tenue au Vatican du 29 novembre au 1er décembre 2011.
La crise de la famille traditionnelle est « indéniable », a-t-il affirmé. « Presque partout dans le monde, on enregistre les mêmes phénomènes : mariages en baisse et célébrés à un âge plus avancé, augmentation des divorces, concubinage, célibat choisi, relations homosexuelles, baisse des naissances et naissances hors mariage, procréation artificielle ».
Cette situation a son explication dans la diffusion des méthodes contraceptives, dans la recherche de la réalisation de soi par le travail et la poursuite d’une carrière, dans la mentalité subjectiviste et le relativisme, dans la laïcité qui exclut Dieu de la vie, dans l'idéologie du genre (gender).
Aussi le prélat romain a-t-il demandé que soient protégés : le droit à l´objection de conscience des membres des professions de la santé sur l'avortement et l'euthanasie, le droit à la liberté d'opinion sur l'évaluation éthique du comportement homosexuel, le droit des enfants à une famille fondée sur le mariage entre un homme et une femme, le droit de cette famille à ne pas être assimilée à d'autres formes de cohabitation, le droit des parents à la liberté d'éducation et par conséquent le choix de l'école et d’un projet d'éducation scolaire, l'équité fiscale pour les familles avec enfants.
Aux membres de l’assemblée plénière du Conseil pour la famille, Benoît XVI avait déclaré : « de même que sont liées l'éclipse de Dieu et la crise de la famille, ainsi la nouvelle évangélisation est inséparable de la famille chrétienne ». Dans une société laïque comme la nôtre et devant l'individualisme consumériste, le témoignage de la famille chrétienne est le moyen le plus efficace et crédible pour l’enseignement de la foi, a affirmé le cardinal Antonelli dans L’Osservatore Romano. Et d’annoncer que la prochaine Rencontre mondiale des familles, à Milan du 30 mai au 3 juin 2012, sera la priorité de la nouvelle année pour son dicastère. (Sources : apic/imedia/vatican.va/Osservatore Romano/VIS – DICI n°248 du 13/01/12)
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