L'accord de Campos : Paroles du cardinal Darío Castrillón Hoyos -18 janvier 2002

Paroles du cardinal Darío Castrillón Hoyos lors de l’érection de l’Administration apostolique personnelle Saint Jean-Marie Vianney

« Au-dessus de toutes nos angoisses, de tous nos doutes, de nos perplexités et de nos peurs s’élève une voix souveraine, “la” voix : “Pourquoi avez-vous peur, gens de peu de foi ?” (Mt 8, 26). “Tu es Petrus et super hanc petram aedificabo Ecclesiam meam et portae inferi non praevalebunt” (Mt 16, 18). Oui, la barque de Pierre peut se trouver dans des eaux houleuses, mais elle bénéficie de la sécurité de l’assistance divine. “Semper fluctibus agitata, et semper victrix”, comme avait l’habitude d’affirmer avec foi saint Alphonse Marie de Liguori.

Le Seigneur Jésus-Christ est sur la barque, Pierre, principe durable et fondement visible de l’unité de l’Église (cf. Concile œcuménique Vatican I, Const. Dog. Pastor Æternus), tient le gouvernail. La Vierge Immaculée continue, dans l’histoire, à écraser la tête du serpent et ce, jusqu’à la fin des temps (cf. Gn 3, 15). Telle est la foi qui a gagné le monde, telle est la foi que nous nous glorifions de professer ! »

Il est sans doute bon de rappeler les principes immuables de la foi et de la théologie de l’Église. Mais à côté des principes, il y a des faits, qu’il faut précisément faire coïncider avec les principes. Et les faits sont là : contra factum, non fit argumentum1.

1 Contre les faits, il n’y a pas d’argument. Célèbre adage scolastique, empli du plus solide réalisme. C’est son oubli qui permet de dire à certains qu’il n’y pas de crise dans l’aveuglement le plus complet.