Le Guatemala mobilisé contre la culture de mort

Source: FSSPX Actualités

Les partisans de l’élargissement de l’avortement ont dû se résoudre, le 4 septembre 2018, à retirer l’article d’une proposition de loi soutenue par un parti de gauche. Ce projet visait à légaliser l’avortement pour les mineures victimes de viol, durant les douze premières semaines de leur grossesse. 

Paula Barrios, féministe membre de l’organisation « Femmes qui transforment le monde », a expliqué à l’AFP que cette reculade visait à sauver le reste du texte : « nous préférons donner la priorité à l’assistance aux fillettes et adolescentes victimes de viol », affirme-t-elle. La loi guatémaltèque autorise en effet, pour l’instant, l’avortement seulement si la poursuite de la grossesse met en danger la vie de la mère.

Ce rétropédalage a eu lieu deux jours après la manifestation d’ampleur du 2  septembre, où 20.000 marcheurs sont descendus dans la rue, scandant le slogan « Guatemala pour la vie et la famille ». Parallèlement, un autre projet de loi vise à restreindre l’accès à l’avortement, à durcir les peines encourues et à prohiber l’éducation sexuelle qui sape en permanence les bonnes mœurs.  

Dans ce dernier texte, l’avortement est défini comme la mort naturelle ou provoquée de l’embryon ou du fœtus et prévoit des peines pouvant aller jusqu’à quatre ans de prison en cas d’avortement volontaire. 

Les défenseurs des “droits des femmes” s’étranglent, mais depuis quand une mère aurait-elle droit de vie ou de mort sur l’enfant qu’elle porte ? Même dans le cas de viol, qui constitue un drame et un mal qu’il convient de condamner – le viol est un crime justement puni par les tribunaux –, l’avortement ne saurait se justifier car on ne répare pas un mal par un autre mal, en l’occurrence le meurtre de l’innocent. Il existe des solutions pour s’occuper des enfants à naître, même non désirés. 

Puisse l'Occident décadent s’inspirer de l’exemple de la résistance du Guatemala et reprendre le chemin de l’Evangile, du respect de la loi naturelle et des commandements de Dieu. Il n’en prend malheureusement guère la direction. Ce 18 septembre 2018, le président irlandais Michael Higgins a promulgué la loi constitutionnelle légalisant l'avortement en Irlande...