Le Saint-Siège et le patrimoine religieux en Europe

Le pont de la Madeleine, aussi surnommé pont du Diable, est un pont italien sur la Via Francigena qui conduit à Rome.

Le plus petit Etat du monde a rejoint l’Accord sur les itinéraires culturels européens. Le Saint-Siège espère susciter par ce biais une « prise de conscience » des racines chrétiennes de l’Europe. 

Mgr Maurizio Bravi est l’observateur permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation mondiale du tourisme. A ce titre il a signé au Centre culturel de l'abbaye de Neumünster à Luxembourg, le 18 avril 2018, un accord avec l’Institut européen des itinéraires culturels. Cet institut, créé en 1998, conseille et coordonne l’évaluation des Itinéraires culturels certifiés, un programme créé en 1987 par le Conseil de l’Europe. 

Par cet accord de nombreux itinéraires possédant une « référence religieuse claire » ont été certifiés : le Chemin de Compostelle, la Via Francigena qui conduit à Rome, l’itinéraire de Saint-Martin-de-Tours qui s’étend de Hongrie jusqu’en France, la voie Saint-Olaf en Norvège, les sites clunisiens en Europe, etc. 

Grâce à ces itinéraires, « nous pouvons voir à quel point le message chrétien s’est inculturé en Europe », laquelle ne se « résume pas à la seule monnaie commune », estime le prélat. En effet, tout ce qui peut servir à l’apostolat et au rayonnement du christianisme ne saurait être mauvais. La question est de savoir quelle est la réelle portée de ce label touristique et culturel, dont le but est de promouvoir les “valeurs fondamentales défendues par le Conseil de l’Europe” : la démocratie, les droits de l’homme et les échanges entre les cultures. Tout est dit. 

 

Le Chemin de Compostelle.