Le Vatican réaffirme l’inviolabilité du secret de la confession

Le Saint-Siège réaffirme avec force que le secret de la confession demeure un principe intouchable, au moment où plusieurs pays s’apprêtent à légiférer contre les prêtres qui refuseraient de briser le sceau du secret dans les cas d’abus commis sur des mineurs ou des personnes vulnérables. 

La note qui porte la date du 29 juin dernier a été publiée le 1er juillet 2019 par la Pénitencerie apostolique, et approuvée par le pape François. Elle rappelle plusieurs points essentiels de la discipline ecclésiastique, notamment sur l’inviolabilité du sceau sacramentel de la confession. 

Ainsi, la Pénitencerie explique que les prêtres « doivent être capables de défendre ce sceau sacramentel jusqu’au martyre ». De plus, « leur seule exigence doit être le repentir sincère de la personne qui se confesse. Ils ne peuvent pas exiger du pénitent qu’il se rende à la justice civile, car il s’agit d’un autre ordre ». 

Quant aux Etats qui souhaiteraient attenter au secret de la confession, « cela constituerait une inacceptable offense envers la liberté de l’Église, qui ne reçoit pas sa propre légitimation des Etats, mais de Dieu. Elle constituerait une violation de la liberté religieuse, qui fonde juridiquement toute autre liberté, y compris la liberté de conscience des citoyens, qu’ils soient pénitents ou confesseurs », est-il précisé. 

A l’attention de ceux qui considèrent que l’Eglise - en gardant le sceau du secret sacramentel - se fait complice des abus commis sur des mineurs, la note spécifie que « la défense du sceau sacramentel et de la sainteté de la confession ne pourra jamais constituer une forme quelconque de connivence avec le mal », en soulignant que le repentir sincère constitue une condition essentielle pour la validité du sacrement, tout comme le ferme engagement de s’amender et de ne pas réitérer le mal commis. 

Il est néanmoins regrettable que la pénitence à accomplir, autre condition essentielle, ne se trouve aucunement mentionnée dans cette note.