L’Eglise renaît au Turkménistan
Ashgabat, la capitale du Turkménistan.
Au Turkménistan, l’Eglise catholique a été officiellement reconnue en 2010. Aujourd’hui, elle représente une communauté de seulement 200 fidèles qui se réunissent dans la chapelle de la Transfiguration à Ashgabat, la capitale.
Le Turkménistan compte environ 5 millions d’habitants, à 90% musulmans. L’Eglise s’y est réimplantée à l’époque contemporaine grâce à la mission sui iuris instituée par Jean-Paul II en 1997. Pendant 13 ans, la présence des Oblats de Marie Immaculée a été admise seulement en tant que représentation diplomatique de l’ambassade de l'Etat du Vatican dans le pays.
Au départ, les catholiques se réunissaient dans des habitations privées, et la messe était célébrée sur le territoire de la Nonciature apostolique d’Ashgabat. Mais, en 2010, la reconnaissance officielle de l'Eglise en tant que telle a changé la donne.
Il n’est pas rare aujourd’hui que des Turkmènes frappent à la porte de l’Eglise pour se tourner vers la foi chrétienne.
Ainsi le Père Madej O.M.I, supérieur de la mission turkmène, a livré un beau témoignage sur les cérémonies de la dernière fête de Pâques : « au cours de la célébration de la Résurrection du Christ, nous avons compté quelques nouveaux baptisés et d’autres qui ont renouvelé les promesses de ce sacrement : nombre d’entre eux l’avaient reçu alors qu’ils étaient très jeunes mais, au fil des ans, ils s’étaient éloignés de l’Eglise. Nous leur proposons un catéchuménat visant à comprendre ce que signifie le baptême et ce que veut dire croire ».
L’année 2018 est celle d’une timide renaissance de l’Eglise au Turkménistan ; le Père Madej y voit d’ailleurs une application des cérémonies de la vigile pascale : « à partir d’un seul cierge, il est possible d’en allumer des milliers. Ceci est pour nous source d’inspiration. Nous prions afin que notre cierge ne s’éteigne pas. Nous sommes une petite Eglise mais nous rendons grâce à Dieu parce que nous avons la possibilité d’évangéliser dans ce pays d’Asie centrale, en annonçant que Jésus-Christ ressuscité est le Sauveur de l’humanité », a conclu le religieux.
(Source : Fides - FSSPX.Actualités - 11/06/2018)