Les catholiques philippins contre la légalisation du divorce civil

Le projet de loi sur la légalisation du divorce aux Philippines avance rapidement. Pas moins de 77 organisations catholiques ont exprimé dans un document leur opposition : « non au divorce inconstitutionnel, contraire à la foi chrétienne et allant contre le bien des enfants ».

Ce document, cité par l’agence pontificale Fides le 7 avril 2018, a été rédigé par un collectif d’associations catholiques, puis largement diffusé dans les écoles, les communautés paroissiales et diverses institutions.

La Constitution philippine stipule que « le mariage, en tant qu'institution sociale inviolable, est le fondement de la famille et doit être protégé par l’Etat ». Dans leur adresse, les associations catholiques rappellent que revient en premier lieu à l’Etat « la tâche de protéger plutôt que d'affaiblir le mariage en tant qu'institution sociale ».

De plus, soulignent ces associations, le divorce viole la doctrine chrétienne sur le caractère sacré et l'indissolubilité du mariage : « nos lois actuelles permettent déjà que le mariage soit déclaré nul. Le constat de nullité est déjà autorisé dans certaines circonstances ».

« Le mariage n'est pas un simple contrat, mais c'est un sacrement, c'est une alliance devant Dieu, c'est une union sacrée entre l'homme, la femme et Dieu pour fonder une famille », rappelle Rey Codero, membre du mouvement Famille chrétienne, au micro de Fides.

Ces derniers jours, la Chambre des représentants a conclu et approuvé la troisième et dernière version de la loi. Ce texte sera envoyé au Sénat qui pourrait l'examiner au mois d'août 2018.

Plusieurs sénateurs ont d’ores et déjà déclaré qu'ils n'avaient pas l'intention de l'approuver. Le président des Philippines, Rodrigo Duterte, regrette également le projet de loi, relevant qu'il s'agit d'une disposition « préjudiciable aux enfants ». Mais il a ajouté qu'il laisserait au Congrès la responsabilité de légiférer en la matière.