Liban : l’école libre menacée par une loi sur les salaires

Le patriarche de l’Eglise catholique maronite a réuni les représentants des formations politiques afin de leur montrer les dangers que la nouvelle loi sur les salaires des fonctionnaires fait peser sur les écoles catholiques. 

En 2017, le Parlement libanais avait adopté une loi sur l’augmentation des salaires des fonctionnaires : le nouveau texte est censé s’appliquer dans les écoles privées catholiques du pays, entraînant une hausse des frais de scolarité telle que beaucoup de familles ne peuvent pas la supporter. 

Le patriarche Béchara Raï a réuni les responsables politiques le 5 juillet 2018, à Bkerké, appelant « toutes les parties, et notamment l'Etat, à assumer leurs responsabilités face au danger de la fermeture des écoles et des répercussions négatives sur les parents, élèves, enseignants et employés ». 

A l’issue de cette réunion, Ibrahim Kanaan, député du bloc aouniste « Liban Fort », est allé dans le sens du cardinal Raï, souhaitant « trouver une solution au problème des écoles privées et des frais d’inscription », et demandant à l’Etat de prendre à sa charge l’augmentation des salaires des professeurs du secteur privé. 

Le 4 juillet 2018, les évêques maronites s’étaient déjà rassemblés pour demander à l’Etat de prendre ses responsabilités : « combien d’élèves seront forcés de quitter les bancs de l’école parce que leurs parents ne peuvent pas payer les frais de scolarité ? », s’étaient-ils alors émus.