L’indépendance des médecins et la protection de la vie menacées

Source: FSSPX Actualités

A l’occasion de sa 209e session qui s’est tenue du 26 au 28 avril 2018 à Riga en Lettonie, l’Association médicale mondiale (AMM) a proposé un projet de déclaration remettant en cause l’objection de conscience dans les cas d’avortements médicalement prescrits, et excluant l’enfant à naître de la protection requise par les droits de l’homme.

L’AMM, qui fut fondée en 1947 en réaction aux expérimentations médicales pratiquées par l’Allemagne sous régime national-socialiste, désire introduire deux changements dans sa charte éthique.

Le premier devrait limiter l’indépendance du corps médical en contraignant tout médecin à pratiquer ou collaborer à un avortement dans certaines situations. Quel cruel paradoxe pour l’AMM qui fut créée afin de protéger la liberté des praticiens.

Le second changement vise à faire voler en éclat la protection de l’enfant à naître : le projet de déclaration commence en effet par définir un « droit à l’avortement prescrit », sans plus faire de référence au respect de la vie humaine dès l'instant de sa conception.

Ce « droit à l’avortement », comparé à un « traitement médical », contredit le droit international comme le rappelle Nicolas Bauer sur le site du European Centre for Law and Justice : « il n’existe aucun ‘droit à l’avortement’ en droit international - rappelle-t-il - mais seulement un droit à la vie, défini comme un ‘attribut inaliénable de la personne humaine [qui] forme la valeur suprême dans l’échelle des droits de l’homme’ ».

Prochaine échéance : l’assemblée générale de l’AMM. Elle se réunira du 2 au 4 octobre 2018 à Reykjavik en Islande, et devra se prononcer sur l’adoption du projet de déclaration.

Lorsque les médecins sont infidèles au serment d'Hippocrate et à leur devoir de soigner – et non de tuer – la civilisation recule et la barbarie revient.