Lourdes prend des mesures face au coronavirus
En raison de l’épidémie de coronavirus, le sanctuaire de Lourdes a décidé de fermer ses piscines et de mettre en place une procédure d’intervention et d’assistance. La saison des pèlerinages doit reprendre le 5 avril 2020.
L’eau de Lourdes sera-t-elle terrassée par le coronavirus ? Depuis que la France fait face à une épidémie de SARS-CoV-2, le coronavirus responsable d’une infection pulmonaire aigüe désignée sous le nom de covid-19, le sanctuaire marial reste circonspect.
« Devant les nombreuses sollicitations que nous recevons, nous voulons réaffirmer que notre première préoccupation sera toujours la sécurité et la santé des pèlerins et de la communauté de travail du Sanctuaire », peut-on lire sur le site de Lourdes, le 28 février 2020.
Si « les piscines ont été fermées jusqu’à nouvel ordre », le « geste de l’eau », lui, demeure proposé aux pèlerins. En revanche, les bénitiers ont été vidés, et la communion dans la main imposée.
L’inquiétude est palpable aux abords de la grotte de Massabielle : la saison des pèlerinages coïncide avec le dimanche des Rameaux qui marque le début de l’entrée dans la Semaine sainte, le 5 avril prochain, et rien ne dit que d’ici là, le pays aura surmonté l’épidémie qui la touche. « Le sanctuaire adaptera les mesures en fonction de l’évolution de la situation et des consignes du Ministère de la Santé », précisent les responsables religieux.
Avec ses trois millions de visites par an, Lourdes reste un sanctuaire marial très fréquenté, toutefois loin derrière les pèlerinages de Guadalupe au Mexique, d'Aparecida au Brésil et de Fatima au Portugal.
Si l’on peut comprendre les précautions prises par les pouvoirs publics et par le sanctuaire de Notre Dame Lourdes en conséquence, il reste stupéfiant que les hommes d’Eglise ne se préoccupent pas d’encourager les fidèles à la prière unie à la pénitence pour la cessation de l’épidémie. Il faut user des moyens humains, mais se confier avant tout en Dieu qui est maître du ciel et de la terre.
Enfin, la promiscuité relative qu’entraîne tout pèlerinage - spécialement dans les divers transports et les cérémonies - apparaît bien plus capable de diffuser l’épidémie que les bains aux piscines. Leur fermeture est une mesure frileuse assortie d’un manque de foi.
(Sources : Il Messaggero/Sanctuaire de Lourdes - FSSPX.Actualités - 12/03/2020)