Madrid 2011, 24emes JMJ
A l’issue de l’Angélus qu’il a récité après la messe de clôture, Benoît XVI a annoncé que les prochaines JMJ auraient lieu à Madrid. « Le moment est maintenant venu de nous dire "Adieu", ou plutôt "Au revoir" ! », a-t-il lancé. « Je vous remercie tous d’avoir participé à la Journée mondiale de la jeunesse 2008, ici à Sydney, et j’espère vous revoir dans trois ans. La Journée mondiale de la jeunesse 2011 se déroulera à Madrid, en Espagne ».
L’annonce a provoqué une vague d’enthousiasme parmi les milliers de jeunes Espagnols présents qui se sont écriés «Vive l’Espagne, vive le pape». Madrid est un choix personnel de Benoît XVI, indiquent des sources proches du Vatican. L’Espagne, pays traditionnellement catholique, est le théâtre d’une sécularisation à marche forcée, à l’origine de vives tensions entre le clergé et le gouvernement socialiste de José Luis Zapatero. Ce seront les deuxièmes JMJ espagnoles après celles de Saint-Jacques de Compostelle, en 1989.
Le lundi 21 juillet, au matin de son départ, Benoît XVI a tenu à recevoir des victimes d’abus sexuels de la part de membres du clergé australien. Le P. Federico Lombardi, directeur de la Salle de Presse du Vatican a publié le communiqué suivant : « Pour exprimer sa sollicitude pastorale envers ceux qui ont souffert d’abus de la part du clergé, le pape a célébré aujourd’hui une messe en présence de représentants de ces victimes. Il les a écoutées et réconfortées, les assurant de sa solidarité spirituelle. Il leur a également promis de continuer à prier pour eux, pour leurs familles et pour toutes les victimes. Par ce geste paternel, le Saint-Père a voulu montrer, une fois de plus, sa préoccupation pour tous ceux qui ont souffert à cause des abus sexuels ».
La presse australienne du 21 juillet a accordé une large place aux JMJ qui venaient de s’achever. Le quotidien national The Australian titrait : « Et le septième jour, la ville s’est détendue ». Plus loin, on peut lire : « La semaine doit être considérée comme l’une des plus vibrantes de l’histoire de Sydney ». La fête de la foi et de la jeunesse a « donné souffle à la ville et même les plus cyniques et les citoyens indifférents religieusement ont été séduits. » Le Sydney Morning Herald parle d’un « tsunami de joie et de foi ». Sous le titre « D’abord la passion, maintenant la réflexion », le journal souligne que « cela doit donner lieu à une pression sur l’Eglise et que les dépenses engagées pour la fête se traduisent par un renouvellement sensible de l’Eglise, notamment par une croissance de la fréquentation des offices religieux et une augmentation du nombre des séminaristes. »
(Sources : VIS/Zenit/Apic/imedia)