Mali : un couple adultère lapidé à mort
Une rue de la ville de Kidal, au Mali.
Accusés de vivre ensemble sans être mariés, un homme et une femme ont été lapidés à mort, le 17 mai 2017, par des islamistes. L’exécution a eu lieu dans la région de Kidal, à l’extrême nord-est du Mali.
D’après le site internet de RFI citant des sources locales, la femme était déjà mariée à un homme emprisonné depuis plusieurs années en Algérie. L’homme lapidé serait quant à lui le fils d’un membre important d’une milice islamiste. Ce chef de guerre aurait même été « l’un des instigateurs de la mort de son propre fils », affirme un « notable local » cité par l’agence cath.ch le 18 mai 2017. « Cela peut paraître incroyable, mais nous, nous constatons tous les jours l’étendue de l’extrémisme de ces gens. C’est sans doute une façon pour ce ‘lieutenant’ de prouver son engagement, en pleine restructuration des groupes djihadistes, et bien sûr de terroriser au maximum les populations », conclut-il.
Selon le correspondant en Afrique de cath.ch, « c’est la première fois, depuis que les musulmans fanatiques ont été chassés du Nord-Mali en 2013 par les troupes françaises, qu’une sentence basée sur la charia (loi islamique) est appliquée dans cette zone ». Malgré leur défaite, les groupes islamistes ont rendu incontrôlables des zones entières du nord du pays. Ces secteurs échappent encore à l’autorité des forces armées maliennes, françaises et de l’ONU, qui y subissent régulièrement des attaques.
Le quotidien local L’Indicateur du Renouveau, cité par cath.ch, affirme en outre que, dans la localité de Diafarabé et ses alentours, au centre du Mali, les groupes islamistes armés font la loi. Ils ont interdit les cigarettes et le football. Les femmes accompagnées d’un autre homme que leur mari n’ont en outre pas le droit de circuler dans les rues.
RFI rappelle enfin qu’entre mars 2012 et janvier 2013, alors que le nord du pays était sous contrôle des groupes terroristes, des exactions similaires avaient été perpétrées. Des habitants accusés de vols avaient été amputés, d’autres flagellés en public pour des pratiques considérées contraires à la charia. Un couple non marié avait également été lapidé, en juillet 2012.
(Sources : cath.ch/rfi – FSSPX.Actualités – 27/05/17)