Pèlerinages en Terre Sainte : le jour d’après

La terre foulée par le Christ n’est pas épargnée par l’épidémie de coronavirus : la mise en quarantaine des lieux saints du christianisme et les nouvelles mesures de sécurité en matière sanitaire, obligent les pèlerinages à se réorganiser complètement. 

« Nous devrons repenser les espaces à l'intérieur de nos lieux saints d'une manière totalement nouvelle », explique à Vatican News le franciscain Sergio Galdi d'Aragon, chargé par la Custodie de Terre Sainte d'accueillir les pèlerins italiens. 

Même après l’épidémie de coronavirus, les pèlerinages en Terre Sainte ne seront plus exactement les mêmes : respect des distances, assainissement des lieux ouverts aux pèlerins… Les cérémonies animées chères à l’Orient chrétien risquent d’être durablement affectées par les nouvelles règles sanitaires. 

Lorsqu’on évoque avec Sergio Galdi les sites de Nazareth, Gethsémani et du Mont Thabor, habituellement pris d’assaut par les pèlerins, le franciscain confirme : « il est clair que maintenant nous devrons tous concevoir un mode de vie différent, même en voyage ». 

L’avenir des pèlerinages en Terre Sainte passera par la multiplication de petits groupes de fidèles ou de touristes. C’est le seul moyen, à court terme, pour relancer l’arrêt brutal d’une tendance nette qui avait vu, depuis plusieurs années, une nette augmentation de la fréquentation des lieux saints.