Publication de l’Instruction sur l'application du Motu Proprio Summorum Pontificum
Le Vatican a publié, le 13 mai 2011, l’Instruction Universae Ecclesiae sur l’application du Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI (7 juillet 2007) – Lire dans la rubrique Documents : Commentaire de la Maison générale de la Fraternité Saint-Pie X sur l’Instruction Universae Ecclesiae.
Le même jour, lors de la conférence de presse de présentation de ce document romain, le P. Federico Lombardi, porte-parole du Saint-Siège, a tenu à préciser que les deux formes (« ordinaire » pour le Novus Ordo Missae et « extraordinaire » pour la messe tridentine, selon les termes introduits par le Motu Proprio, NDLR) n´étaient pas concurrentes. « Il ne doit y avoir aucune polémique, aucune attitude critique de la part de ceux qui demandent de pouvoir célébrer selon la forme extraordinaire », a-t-il déclaré, en ajoutant qu’en retour ces derniers ne doivent pas non plus faire l´objet d’une marginalisation.
Le lendemain, 14 mai, le cardinal Kurt Koch (sur la photo), président du Conseil pontifical pour la promotion de l´unité des chrétiens, déclarait que les deux formes de l´unique rite romain ne devaient « pas être considérées comme une antithèse, mais comme un enrichissement mutuel ». Le cardinal Koch a affirmé que Benoît XVI savait bien que nous ne pouvions « nous arrêter à une coexistence entre la forme ordinaire et la forme extraordinaire du rite romain, mais que l´Eglise aurait à l´avenir de nouveau besoin d´un rite commun ».
« Entre la liturgie ancienne et la réforme liturgique post-conciliaire, il n´y a pas de rupture radicale mais une continuité de fond », a-t-il poursuivi, en précisant : « On ne peut comprendre le Motu Proprio Summorum Pontificum de Benoît XVI qu´à la lumière de cette conviction ». Car, selon le prélat suisse, le pape « ne comprend pas l´histoire liturgique comme une succession de divisions, mais comme un processus organique de croissance, de maturation et d´auto-purification ». – Est-ce l’annonce d’une « réforme de la réforme » qui tenterait de réunir les deux « formes » en une troisième ?
Ces propos, rapportés par L´Osservatore Romano, ont été tenus à Rome, à l’occasion du IIIe congrès consacré au Motu Proprio, les 13-15 mai, sur le thème Une espérance pour toute l’Eglise. Lors de ce congrès sont également intervenus le cardinal Antonio Llovera Cañizares, préfet de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Mgr Athanasius Schneider, évêque auxiliaire de Karaganda (Kazakhstan), qui demanda un Motu Proprio pour le rétablissement des ordres mineurs et du sous-diaconat, abolis dans la liturgie nouvelle, sous Paul VI, en 1972.
Egalement prirent la parole Mgr Guido Pozzo, secrétaire de la Commission Ecclesia Dei, et Mgr Nicolas Bux de l’Institut de théologie de Bari. Dans la matinée du 15 mai, au terme du congrès, le cardinal Walter Brandmüller, ancien président du comité des sciences historiques, célébra une messe pontificale traditionnelle à l’autel de la Chaire de saint Pierre, dans la Basilique Saint-Pierre.
(Sources : apic/imedia/sources privées – DICI n°235 du 28/05/11)