Royaume-Uni : le parti travailliste pour l'interdiction du test précoce de grossesse
Le Labour Party souhaite que les femmes enceintes ne puissent plus connaître le sexe de leur bébé lors des tout premiers tests sanguins (NIPT), censés dépister les maladies génétiques : en ligne de mire, l’avortement des fœtus de sexe féminin.
Cette proposition constitue un revirement des députés travaillistes, qui avaient pris le parti opposé en février 2015. A une large majorité, ils avaient alors voté contre l’interdiction de l'avortement sélectif.
Depuis, une récente enquête menée par le programme Victoria Derbyshire a tiré la sonnette d’alarme, révélant que des milliers de femmes britanniques avouaient utiliser le NIPT pour connaître le sexe de leur enfant. La même enquête montre que les femmes d’origine asiatique (Inde, Chine) subissent de fortes pressions communautaires pour se faire avorter lorsqu’elles portent un enfant de sexe féminin.
L’association britannique Care, qui lutte contre l’avortement, s’est réjouie de cette inflexion de la ligne du parti travailliste. Néanmoins, ce projet - si tant est qu’il devait voir le jour - sera de peu d’effet tant que la loi civile autorisera le meurtre de l’enfant à naître. Loin des cas dramatiques que les médias se plaisent à mettre en avant, l’enquête manifeste comment l’avortement dit “de confort” et la mentalité eugénique se sont répandus.
(Sources : BBC/Catholic Herald - FSSPX.Actualités - 05/10/2018)