Suisse : Les fidèles ont répondu à un questionnaire sur la famille

Les catholiques en Suisse ont été invités à répondre, du 1er au 31 décembre 2013, à un questionnaire sur « la pastorale matrimoniale, familiale et la vie en couple ». Plus de 23.000 formulaires ont ainsi été retournés à l’Institut de Sociologie Pastorale Suisse (SPI).

Selon un communiqué publié le 2 janvier 2014 par le service d’information de la Conférence des Évêques Suisses (CES), « la consultation pastorale est un succès : elle ouvre sur une nouvelle forme de communication entre les fidèles et les responsables de l’Eglise en Suisse ». Dans ce même communiqué, Arnd Bünker (sur la photo), directeur de l’Institut de sociologie pastorale Suisse qui suit cette consultation en lien avec la CES, s’est réjoui de ce « début d’une culture approfondie du dialogue sur les questions touchant à la pastorale matrimoniale, familiale et la vie en couple ». Pour le sociologue, « nombreux ont été les fidèles à se dire positivement surpris de voir que le pape s’intéresse à leur situation concrète ».

Toujours dans cette déclaration, la CES affirme que « l’Eglise a perdu, en lien avec de nombreux thèmes de société, le contact avec les fidèles. Cette démarche veut restaurer ce lien de confiance ». Le questionnaire en ligne se présentait sous la forme de deux pages de questions sur le mariage, les divorcés remariés, les couples de même sexe, la transmission de la foi dans la famille, la contraception, ainsi que sur la doctrine de l'Eglise catholique sur la famille. Les données seront traitées par le SPI, puis transmises au secrétariat du synode des évêques à Rome. Elles serviront « à la réflexion des évêques du monde entier » lors du synode prévu du 5 au 19 octobre 2014, sur « les défis pastoraux de la famille dans le contexte de l'évangélisation ». – Il est particulièrement révélateur que cette enquête sur le mariage chrétien soit confiée à un institut de « sociologie pastorale ». Comme nous l’écrivions dans DICI n°284 du 08/11/13, « faire du sacrement de mariage l’objet d’un sondage d’opinion contribuera à diluer un peu plus le dogme dans une pastorale qui relève plus de la sociologie que de la théologie. »