En Tchéquie, le cadavre communiste bouge encore
Le 23 janvier 2019, le Parlement tchèque a adopté une loi visant à taxer les indemnités versées, entre autres, à l’Eglise catholique, en réparation des spoliations subies durant les heures noires du communisme.
Le projet de loi avait été présenté par les députés de gauche : le dispositif voté consiste à introduire une taxe de 19% sur le montant de l'indemnisation versée par l’Etat aux différentes confessions religieuses.
Cette juste compensation financière, en réparation des pillages, spoliations et dommages perpétrés par le pouvoir communiste, avait été approuvée en août 2011. Entrée en vigueur au mois de juin 2013, elle représente un montant total de 2,3 milliards d’euros qui doit être versé sur trente ans.
Ce vote est un coup dur spécialement pour l’Eglise catholique - dont se réclament 10% de la population, ce qui fait d’elle la confession dominante dans un pays largement sécularisé. Plus que tout autre elle fut spoliée par le régime communiste.
L’abbé Stanislav Pribyl, secrétaire général de la Conférence des évêques de Tchéquie, a d’ailleurs vivement réagi : « de quel droit nous imposer une telle taxe ? Nous sommes en position de créancier, et l’Etat, de débiteur, c’est incroyable ».
Le vote du Parlement met aussi en relief l'influence croissante exercée par les anciens communistes sur la coalition gouvernementale de centre-gauche dirigée par Andrej Babis, dont ils ne font pourtant pas partie.
(Source : AFP - FSSPX.Actualités - 11/02/2019)