Terre Sainte. Bethléem : 2000 ans après
Enfermés depuis le 22 novembre par l’armée israélienne, les missionnaires dénoncent la misère et la captivité forcée.
Alors que Noël approche, les Franciscaines Elisabethines de Padoue, qui gèrent l’hôpital Caritas Baby Hospital, ont fait parvenir un message à l’Œuvre Romaine des Pèlerinages (ORP):
« Bethléem meurt dans l’indifférence de tout le monde chrétien, écrivent-elles. Le destin de cette ville est celui de payer, et toujours payer, pour ceux qui sèment la mort : tous condamnés à un châtiment de masse, nous vivons comme des prisonniers, comme des animaux en cage, et nous mangeons grâce aux organisations humanitaires ».
« Nous vivons dans une ville humiliée, exténuée, désormais devenue une cage mortelle, entraînée par une vengeance sans fin ».
« A quelques jours de Noël, ici à Bethléem, nous ne savons plus ce que signifie faire une fête. La misère règne dans nos rues désolées, envahies par la saleté.
«Depuis les tanks, aujourd’hui, comme hier et comme avant-hier, les soldats crient les ordres de l’armée israélienne: « Couvre-feu ! interdit de sortir ! » Nous sommes toujours prisonniers ».
« Comment peut-on rester indifférents ? Comment peut-on se taire ? Comment peuvent-ils nous réduire en esclavage, en nous confinant dans nos maisons comme dans une tombe, en nous empêchant de marcher librement dans notre ville, en privant nos enfants de l’école, pendant si longtemps ? » écrivent-elles.
Selon le chef de l’état-major, le général Moshe Yaalon, l’armée israélienne n’aurait pas l’intention de se retirer avant Noël. Il a précisé toutefois qu’Israël consentirait au déroulement des fêtes de Noël comme à l’entrée à Bethléem des chrétiens arabes, aussi bien ceux qui ont la nationalité israélienne que ceux qui résident en Cisjordanie.