Un rosaire à la cathédrale de Nantes
Le 16 octobre dernier, le pape rendait publique une lettre apostolique consacrée au rosaire, et proclamait l’année qui va d’octobre 2002 à octobre 2003 "année du Rosaire ». Cette lettre a eu peu d’écho dans l’Eglise conciliaire, au moins dans le diocèse de Nantes.
Cest alors que le prieuré Saint-Louis de Nantes créa un Comité nantais pour vivre lannée du Rosaire. Il sagissait davertir les fidèles de bonne volonté des paroisses de Nantes de lexistence de lannée du rosaire, et de les inviter à un rosaire denvergure. Le Comité invitait tous les catholiques à venir réciter un "rosaire pour la paix" le samedi 1er mars, à la cathédrale de Nantes (alors que lévêque de Nantes, Mgr Soubrier, ne voulait plus aucune prière des tradis dans la cathédrale ou ailleurs).
Les deux cercles du prieuré Saint-Louis distribuèrent des tracts aux messes du week-end précédent pour inviter à un rosaire à la cathédrale le samedi suivant, ce qui rendait impossible une mise en garde des prêtres des paroisses, toujours vigilants contre toute initiative "intégriste". 12000 tracts furent imprimés et distribués aux portes de toutes les églises, à la joie des paroissiens et parfois même de leur curé qui se demandait doù pouvait venir une pareille initiative. Les quotidiens régionaux (Ouest-France, Presse-Océan) relayèrent linformation par des communiqués. Une lettre était envoyée au Père Dupras, curé de la cathédrale, pour lavertir de ce rosaire. Mgr Soubrier en recevait une copie.
Le samedi 1er mars, à 15 heures, 1500 fidèles, dont environ 60% étrangers au prieuré Saint-Louis, ont empli la cathédrale de Nantes. Cétait la foule des grands jours. La statue de Notre-Dame de Fatima, reine du Rosaire, allait régner pendant deux heures dans le chur de la cathédrale. M. labbé Bonneterre, le prieur local, dirigea les prières. Le rosaire fut récité pour la paix, qui était alors menacée par le danger de la guerre imminente. Les participants, venant de toutes les paroisses de Nantes, ont pu écouter un rosaire commenté par ceux que lon bafoue du sobriquet dintégristes, et ont prié avec une piété édifiante Notre-Dame du Rosaire. Ils étaient heureux davoir pu remplir cette cathédrale de leurs Ave et de leurs chants.
Ouest-France donna ensuite un bon reportage de ce rosaire. Malheureusement Mgr Soubrier sest cru obligé de commenter lévénement lors de la cérémonie des cendres à la cathédrale, le 5 mars. Comme le dira Presse-Océan, il a "fustigé les intégristes", montrant quil ne se montre dur quenvers ceux qui défendent la tradition. Les journaux ont publié sans difficulté le droit de réponse du Comité.