Une nouvelle chapelle, une source de grâces

Source: FSSPX Actualités

Extrait de l’homélie de Mgr Bernard Fellay, le 19 janvier 2011, à l’occasion de la bénédiction de la chapelle d’Arivonimamo (Madagascar).

Dieu est partout, en tout lieu, mais il existe des lieux particuliers où on lui rend le culte qui lui est dû : c’est ce qui se passe quand l’évêque bénit une église. Cette église n’est rien d’autre que la maison du Seigneur, la porte du Ciel. Dieu fait ici que le Ciel touche la terre, Il ouvre une nouvelle source de grâce pour nous sauver, et cette source de grâce est située en un lieu particulier.

En bénissant ce lieu, l’évêque fait quelque chose d’extraordinaire au nom de Dieu, et ce lieu devient un lieu sacré. La première chose qu’il doit faire est de bénir l’extérieur avec de l’eau bénite. Le Bon Dieu purifie avec l’eau dans le baptême où il lave le péché originel. Ici, il s’agit de purifier le lieu, car avec le premier péché l’homme s’est soumis au diable, le Prince de ce monde. La première chose à faire est donc d’expulser le démon par une purification avec l’eau bénite, qui allie l’eau (notre nature humaine) et le sel (la nature divine) ; l’eau bénite représente Notre-Seigneur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme ; toute œuvre de salut passe par lui. Le diable existe, et l’Eglise ne veut pas qu’il perturbe ce lieu ; par la purification, elle sépare ce lieu de tous les autres lieux, pour en faire un lieu consacré à Dieu.

La deuxième chose que l’évêque doit faire est de bénir l’intérieur, pour la sanctification du lieu qui devient ainsi la propriété de Dieu. Il y a d’abord la bénédiction du sol : l’évêque trace le signe de Croix, le signe de Jésus. Ce lieu appartient désormais à Notre-Seigneur Jésus-Christ. L’évêque agit par la puissance de Dieu qui seul peut produire les effets : l’église devient ainsi un lieu de grâce, de sanctification. Combien d’âmes vont être sauvées par cette grâce sanctifiante!

En chantant les litanies des Saints, nous demandons également à tous les Saints de bénir cette nouvelle église où sera célébrée la messe qui est identique au sacrifice de la Croix. La messe est le renouvellement, la perpétuation du sacrifice de la Croix. C’est le même Jésus qui fait l’action, qui agit à travers le prêtre : Jésus offre sa vie pour le pardon des pécheurs que nous sommes. C’est la même victime qui se trouve à l’autel par la double consécration du Corps et du Sang réalisant la mort de Notre Seigneur, la séparation du précieux Corps et du précieux Sang de Jésus-Christ.

Dans cette cérémonie, il y a la bénédiction de la pierre d’autel.
Nous avons besoin quotidiennement du pardon de Dieu. Le monde peut subsister plus facilement sans le soleil que sans la messe. Nous obtenons un trésor de grâces à chaque messe ; l’âme qui assiste à la messe avec un cœur contrit, Dieu lui pardonne. C’est un dogme : le pardon s’obtient par la Croix.

La pierre est inanimée, c’est comme le manque de Foi, mais Moïse a frappé deux fois la pierre et l’eau en est sortie, et cette eau qui a jailli a suffi à abreuver tout un peuple. A l’autel, le prêtre frappe la pierre avec des paroles de consécration, de là jaillit un flot de grâces illimitées. Dieu remplit le récipient que vous Lui présentez : si c’est un dé, Il remplira le dé ; un tonneau, Il remplira le tonneau ; une barque, Il remplira la barque. Cela dépend de vous ! Demandez bien la grâce du Bon Dieu !

Nouvelles de Chrétienté n°127 (janvier-février 2011) publie le témoignage d’un Français présent à la bénédiction de la chapelle d’Arivonimamo, avec de nombreuses photographies.
Nouvelles de Chrétienté : 3,50 € le numéro – abonnement annuel pour 6 numéros : 20 € (Etranger : 24 €). Chèque à l’ordre de Civiroma à adresser à Dici-presse 33, rue Galande F-75005 Paris

Renseignements auprès de l’association Quo Vadis Madagascar
14bis place Jean Jaurès – F 94270 Le Kremlin-Bicêtre
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Voir également :
Visite de Mgr Bernard Fellay dans l'Océan Indien (14-25 janvier 2011)
Construction d'une chapelle à Madagascar