Uruguay : Veto présidentiel opposé à la loi sur l’avortement
Tabare Vazquez
Le 11 novembre, le Parlement de l’Uruguay a adopté à 17 voix contre 11 - sur un total de 30 voix - la loi sur l’avortement qui autorise l’interruption de grossesse dans les douze premières semaines en cas de danger pour la vie de la mère ou d’handicap de l’enfant.
Cette loi est nommée par les législateurs « loi de défense du droit à la santé sexuelle et reproductive ». Le président socialiste uruguayen Tabare Vazquez, médecin, a mis un frein à cette légalisation de l’avortement en faisant usage, le 13 novembre, de son droit de veto.
Le président socialiste Tabare Vazquez avait, en effet, déclaré peu avant sa prise de fonctions, en 2005, qu’il opposerait son veto à tout projet visant à dépénaliser l’avortement, car il n’approuvait « ni philosophiquement ni biologiquement » la légalisation de l’avortement.
Après le veto du président, la loi peut être renvoyée au vote des sénateurs et des députés. Pour être adoptée, la loi devra alors être approuvée par 60% (majorité des 3/5) des parlementaires.
Dans un communiqué publié le 14 novembre, Tabare Vazquez a expliqué qu’il est plus important d’aider les femmes à faire face à des grossesses non souhaitées que de faciliter les avortements. « Nos lois ne peuvent pas ignorer la réalité de l’existence de la vie humaine pendant la grossesse, comme le prouve clairement la science ».
La Conférence Épiscopale Uruguayenne avait rejeté la légalisation de l’avortement en annonçant l’excommunication des élus qui voteraient le projet de loi. L’archevêque de Montevideo, Mgr Nicolas Cotugno Fanizzi, avait qualifié cette loi de « crime horrible ».
(Sources : apic/kna/reuters/AP)